Faut-il ressusciter le mammouth laineux ?

La reconstitution de l’ADN du mammouth laineux offre la possibilité de faire « renaitre » ce pachyderme. Faut-il le faire ?

Une équipe de scientifique est parvenue à reconstituer pratiquement intégralement le génome de deux pachydermes préhistoriques ayant vécu il y a 4 000 ans d’après les résultats de leur étude parue dans la revue scientifique Current Biology. L’un des animaux a vécu dans le nord de la Sibérie, l’autre sur l’île Wrangel, dans l’océan Arctique.

Leur ADN a été extrait d’une dent et d’un échantillon de tissu.

Cette découverte, qui est un petit pas pour la génétique, un grand bond pour le mammouth laineux, a de quoi donner des idées à certains… adeptes de Jurassic Park. Faut-il faire « renaitre » ce pachyderme ?

Cette recréation pose toutefois quelques problèmes éthiques. « Ce serait très amusant, dans l’idée, de voir un mammouth vivant, et d’observer comment il se comporte, comment il bouge », a déclaré Love Dalen, du Muséum d’histoire naturelle de Suède, coauteur de l’étude. Il ajoute : « Je ne suis pas certain qu’on devrait le faire. Il faudrait utiliser une éléphante comme mère porteuse et cela pose un problème éthique, puisque ce processus pourrait causer des douleurs à la femelle. »

« Les éléphants sont des créatures très sociables, et il n’y a aucune raison de penser que les mammouths ne l’étaient pas », explique Beth Shapiro, de l’université de Californie, à Santa Cruz. « Un mammouth serait nécessairement seul sur Terre. Il ne pourrait vivre en liberté en Arctique qu’après la naissance de beaucoup d’autres animaux. Et à moins que l’on puisse créer beaucoup de mammouths sans se servir d’éléphants, tout cela me semble éthiquement très malsain », ajoute-t-elle.

De fait, même ressusciter le mammouth laineux semble parfaitement possible, la tendance serait de dire que sa renaissance n’est pas pour tout de suite.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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