Le gouvernement convoque SFR au sujet des 5 000 suppressions d’emploi

Le gouvernement veut des explications au sujet des 5 000 suppressions d’emploi annoncées par SFR. Qu’est-ce que le ministère du Travail va pouvoir faire ? Discuter !

Avec un effectif nettement inférieur à celui de ses concurrents, Free est le seul à encore recruter. Alors qu’Orange ne remplace plus aucun départ, Bouygues Telecom a déjà supprimé plus de 1 400 emplois au cours des trois dernières années. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux rivés sur SFR depuis que l’opérateur a fait part de son intention de supprimer 5 000 emplois à partir de juillet 2017.

En 2014, lorsqu’Altice avait racheté SFR, une promesse de garantir les emplois avait été faite pour une durée de trois ans. Cette période de grâce arrive à échéance en juillet 2017 et l’opérateur commence déjà à préparer le terrain en entamant des négociations pour une réduction d’environ un tiers de ses effectifs.

Jugeant inopportunes les assurances sur l’emploi formulées en 2014, Patrick Drahi ne cache pas ses intentions. En juin dernier, il a notamment déclaré : « Tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et, nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend des abonnements à 1 euro par mois. Ça n’a ni queue ni tête ».

Le gouvernement veut des explications

Par l’intermédiaire de Myriam El Khomri, la ministre du Travail, le gouvernement n’a pas tardé à réagir à cette annonce. Elle a en effet convoqué les syndicats et la direction du groupe pour une entrevue ce mardi 2 août 2016. Ils seront reçus à tour de rôle.

L’intention du gouvernement est bien évidemment d’éviter une nouvelle vague de licenciement. Pour la ministre, il va aussi s’agir de s’assurer des intentions du groupe au sujet du respect des engagements sur l’emploi et des investissements en France. Il est bon de souligner que le gouvernement dispose de peu de moyens pour éviter une vague de licenciements massive.

Si les syndicats sont déjà de la partie, c’est notamment parce qu’ils accusent SFR d’avoir anticipé les suppressions d’emploi avant juillet 2017 en n’ayant pas remplacé les départs. C’est aussi pour cette raison que Myriam El Khomri souhaite recevoir des explications lors des entretiens du 2 août.

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