Instagram s’explique sur la censure du mouvement Free the Nipple

Instagram n’accepte pas la publication d’image de téton de femme, hormis quelques exceptions. Kevin Systrom, son CEO, s’en explique.

Popularisé par des célébrités telles que Naomi Campbell, Rihanna, ou encore Miley Cyrus, le mouvement Free the Nipple (libérez le mamelon) a été lancé en 2012.

Alors que la loi punit sévèrement l’exhibitionnisme des parties génitales, la question qui s’est posée, au nom de l’égalité homme-femme, est de savoir pourquoi un homme peut enlever son t-shirt lorsqu’il fait trop chaud et pas une femme ?

Cette logique du téton féminin tabou est appliquée par pratiquement tous les réseaux sociaux, notamment Instagram.

Justement, alors que des femmes ne cessent de demander à ce que cette censure soit levée par Instagram, son CEO, Kevin Systrom, a expliqué la position de son entreprise à l’occasion d’un passage à Londres.

Il explique notamment que cette timidité en matière de seins nus est due à Apple, plus exactement aux conditions strictes imposées par l’App Store.

C’est pour obtenir le classement PG-13, c’est-à-dire destiner aux utilisateurs âgés de 12 ans et plus, qu’Instagram se conforme à des règles très strictes qui imposent la non-diffusion de nudité.

Kevin Systrom le concède lui-même, « pour se positionner efficacement il y a des cas difficiles », notamment la décision de bannir les photos de seins nus.

Il se déclare tout de même « attaché à la liberté artistique » tout en estimant que ce genre de photos n’est pas essentiel pour Instagram tout en soulignant qu’internet propose assez de photos de ce genre.

Il est tout de même bon de préciser que toutes les photos de seins nus de femmes ne sont pas censurées, que les photos d’allaitement ou celles montrant les cicatrices post mastectomie sont autorisées.

Avec une telle explication, il est certain qu’Instagram n’est pas prêt d’arrêter sa censure… à cause d’Apple.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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