La justice française poursuit des internautes délateurs

Si utiliser Facebook n’est pas un crime, utiliser le réseau social pour partager les emplacements des radars de la police serait une infraction à la loi qu’un procureur ne veut pas laisser passer.

En montant « Le groupe qui te dit où est la police en Aveyron », des internautes ont créé sur Facebook un groupe pour y partager les emplacements des dispositifs de contrôle routier détectés par chaque membre. Concrètement, dès que l’un des membres aperçoit un radar ou un gendarme, il poste rapidement une publication enfin d’informer vite fait tous les autres internautes.

Alors que ce groupe existe depuis presque un an, le procureur de Rodez a décidé de mettre fin à cette pratique en considérant que cette pratique peut être considérée comme une infraction à la loi. « Alors que des gens se tuent sur la route, c’est lamentable que certains préviennent les autres de l’installation de radars », déclare le principal intéressé.

C’est ainsi que 10 personnes sont convoquées le 9 septembre prochain afin de comparaitre devant le tribunal correctionnel de Rodez. Les internautes qui ont monté ce groupe sont poursuivis pour incitation à partager les emplacements des dispositifs de contrôle routier détectés.

S’il est pour le moment difficile de se prononcer sur la tournure que prendra cette affaire, il est bon de souligner que c’est la première fois que des internautes ayant créé un groupe sur Facebook se retrouvent pris à parti par la justice française. Signe des temps, cette première ne sera certainement pas une dernière !

Facebook : les internautes anti-radar devront comparaître devant la justice française
Facebook : les internautes anti-radar devront comparaître devant la justice française

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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