La découverte d’une planète jumelle repose la question de la vie extraterrestre

L’exoplanète Kepler-438b serait la planète la plus semblable à la Terre jamais découverte à ce jour. Sa découverte repose la question de la vie extraterrestre.

C’est cette semaine que des chercheurs ont annoncé la découverte de plusieurs exoplanètes semblables à la Terre, notamment de Kepler-438b qui serait la planète la plus semblable à la Terre jamais découverte à ce jour.

Cette planète, située à 475 années-lumière de notre planète, a été découverte par le télescope spatial Kepler de la NASA, un dispositif qui a déjà observé la luminosité de 150 000 étoiles en trois ans. Ses observations ont révélé de nombreuses surprises, comme le fait que notre système solaire est loin d’être typique, que des planètes aussi grosses que Jupiter sont proches de leur étoile ou encore que leur « année » ne dure que quelques jours, certaines planètes sont en orbite autour d’étoiles binaires, etc.

Mais ce qu’il faut comprendre également, c’est que Kepler ne voit pas réellement ces planètes, mais seulement leur ombre lorsqu’elles passent devant leur étoile, ce qui laisse donc une certaine part d’incertitude dans ses observations.

Alors que nous avons été capables d’utiliser cette méthode pour déterminer que Kepler-438b était de taille semblable à la Terre, que son orbite la situe dans la zone habitable, ce qui signifie qu’elle peut avoir de l’eau à l’état liquide, la question qui se pose est bien évidemment de savoir s’il y a une atmosphère ? Une réponse positive signifierait que cette planète pourrait parfaitement être habitable au sens où nous l’entendons. De là, il est possible d’imaginer qu’elle soit déjà habitée.

Si on poursuit ce raisonnement, on peut également imaginer que cette forme de vie soit suffisamment évoluée pour observer l’espace, observer sa galaxie, observer le reste de l’univers… et donc pourquoi pas nous observer comme nous le faisons nous-mêmes.

En suffisamment cette hypothèse, on pourrait dire que ces étrangers observeraient une planète avec des nuances de bleus, plus ou moins prononcées selon que c’est le Pacifique ou les zones émergées des continents qui font face à eux. Ils pourraient tout autant déterminer la longueur de notre année et celle de nos jours, voire analyser les inférences lumineuses qui montrent l’existence d’une atmosphère. Si nous, nous ne sommes pas encore capables de le faire à de si longues distances, pourquoi eux ne pourraient pas le faire ?

En fait, si, nous pourrons le faire, mais pas avant 2030, lorsque l’ELT (Extremely Large Telescope) sera opérationnel. Sa construction devrait prochainement débuter au Chili.

Il est vrai que ce scénario contient beaucoup de si, ce qui la rend tout autant crédible qu’improbable. Mais en s’appuyant sur le fait que les scientifiques ne sont pas encore certains au sujet de comment la vie est apparue sur Terre, comment ne pas imaginer qu’un même processus n’ait pas pu se produire ailleurs dans l’univers ? Est-ce que notre planète et l’Homme seraient simplement des extraordinaires coups de chance que ne se seraient jamais reproduit ailleurs ? C’est parfaitement possible, même si cela semble statistiquement improbable vu le nombre de planètes qui existent dans l’univers.

Dès lors que l’on se sent pratiquement obligé d’admettre qu’une vie extraterrestre puisse exister ailleurs, la question est aussi de savoir si nous sommes actuellement capables de la détecter ? Il ne faut pas oublier un principe de base de la recherche : l’absence de preuve n’est pas une preuve de l’absence.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

2 Commentaires

  1. «C’est parfaitement possible, même si cela semble statistiquement improbable vu le nombre de planètes qui existent dans l’univers.»

    La probabilité de l’apparition de la vie dans les conditions idéales par définition (la nôtre) est infinitésimale contrairement à ce que pensent la plupart des gens: elle ne s’est produite qu’une seule fois en 4,5 milliards d’années, âge de notre planète. Nous descendons tous du même micro-organisme! De ce fait, la découverte de conditions identiques (présumées parfaites) est loin d’être suffisante. Si les évaluations qui ont été faites tournent autour de dix puissance moins 60 selon certains spécialistes, le nombre de systèmes solaires ou de planètes (qui est de l’ordre de dix puissance 22 : cent milliards d’étoiles dans cent milliards de galaxies) conclue à une quasi-impossibilité que l’évènement se soit reproduit.

  2. Mais, pour rajouter un si, cette exoplanète n’a jamais reçu une météorite géante voici quelques millions d’années et que ce sont encore des dinosaures qui sont à sa surface. Pourquoi toujours vouloir mettre des hommes à la surface des planètes ? Il ne suffit pas de la terre déjà ?

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