La justice française reconnait un premier cas d’électrosensibilité

Maladie réelle malgré l’absence de reconnaissance scientifique, l’électrosensibilité vient d’être reconnue pour la première fois par la justice française.

Il n’existe pas de consensus scientifique sur l’électrosensibilité même si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu, en 2005, que ce trouble est à l’origine de divers symptômes non spécifiques, diffèrent d’un individu à l’autre. Ils ont « une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable ».

L’OMS précise : « Il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques ».

Dans une résolution datée de 2011, le Conseil de l’Europe a préconisé de « porter une attention particulière aux personnes atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des zones blanches non couvertes par les réseaux sans fil ».

En 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) est arrivée aux mêmes conclusions que l’OMS : aucun expert n’a contesté la réalité du vécu des personnes atteintes de ce trouble tout en soulignant « l’absence de preuve expérimentale et reproductible d’un lien de causalité ».

En France, il existe aussi l’association Robin des Toits. Elle milite pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil. C’est justement elle qui a transmis à l’AFP une décision du tribunal de Toulouse qui était passée inaperçue des médias : la reconnaissance par la justice française du premier cas d’électrosensibilité.

Martine Richard, 39 ans, souffre d’électrosensibilité et se bat depuis longtemps pour la reconnaissance de ses troubles.

À son sujet, la justice a donc l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques et lui accorde une allocation pour adulte handicapé (environ 800 euros par mois, pour trois ans, éventuellement renouvelables).

Alors que cette femme habite dans une ancienne grange retapée dans les montagnes de l’Ariège, sans électricité ni route pour éviter d’éviter les maux de tête, les troubles du sommeil, de la vision, les douleurs articulaires et autres symptômes liés aux ondes électromagnétiques, cette décision de justice est une première victoire pour toutes les autres personnes qui souffrent du même handicap.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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