La mode a adopté Instagram

Instagram s’est imposé dans le domaine de la mode. Le réseau social est devenu un véritable outil de promotion.

Avec ses photos carrées et ses filtres, Instagram est aujourd’hui devenu un outil incontournable de promotion pour le monde de la mode, c’est ce que soulignent les designers et experts présents au Festival d’Hyères.

« Ce matin, il y avait de la buée sur mon miroir de salle de bain, et j’ai fait un dessin. Je l’ai posté sur le réseau », raconte par exemple le créateur Jean-Charles de Castelbajac (74 000 abonnés). « Mon Instagram, c’est l’autre côté de la mode, on y voit plutôt le processus de création », explique-t-il, lors d’une table ronde organiser par la Fédération française de la couture durant le festival. « C’est devenu complètement inscrit dans une politique de publicité. Ça ne me dérange pas, ça me met dans la position de créer, de faire un  »post » qui soit intéressant », ajoute le designer.

Felipe Oliveira Baptista, directeur artistique de Lacoste, déclare se servir d’Instagram « comme d’un carnet ». Il regrette l’arrivée de la publicité.

Avec plus d’un million d’abonnés, Olivier Rousteing, directeur artistique de Balmain, est le créateur français le plus suivi. Son secret ? Des photos faisant la publicité de Balmain, beaucoup de clichés personnels, et de précieuses amies telles que Kim Kardashian ou Rihanna.

« Les défilés eux aussi s’adaptent aux réseaux sociaux, parfois au détriment des vêtements », estime Jessica Michault, rédactrice en chef du site Nowfashion.

En fait, les marques ont envahi les réseaux sociaux en multipliant les initiatives à base de mots-clics pour faire participer le public.

C’est par exemple le cas de Jimmy Choo qui incite les femmes ayant choisi sa marque à en publier des photos sur Instagram ou Twitter. Chloé en fait de même avec la plateforme WeChat, très populaire en Chine, pour lancer une campagne sur la « Chloé girl ».

« Toutabonné n’est pas forcément un consommateur. C’est davantage un effet de notoriété, comme une page publicitaire, ce sont des gens qui n’achèteront peut-être jamais du Balmain, du Lacoste, mais ils parlent de la marque. Ce qu’on cherche, c’est que les gens viennent voir les sites, dans les magasins, achètent les produits, on est d’abord des commerçants », explique Michel Campan, responsable d’une société de conseil en communication digitale pour les marques de luxe.

Alors qu’Instagram domine le marché de mode actuellement, Uche Pézard précise que c’est peut-être éphémère : « D’ici un an on sera peut-être ici plutôt à parler de WeChat, ou Steller ou Snapchat, etc. ». « Pour les créateurs ou maisons de luxe, ce n’est pas un problème. Ils transfèrent leurs créations d’un réseau à un autre. C’est normal que les leaders d’opinion évoluent et se transforment, mais ça ne veut pas dire que le réseau existant va disparaitre », précise Michel Campan.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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