La reconstitution du génome du mammouth laineux pourrait le faire revivre

De scientifiques ont réussi à reconstituer le génome de deux mammouths laineux, une découverte qui pourrait permettre de faire ressusciter l’animal préhistorique.

En 2008, des chercheurs ont essayé une première fois de reconstituer le génome d’un mammouth laineux. Le résultat avait été une reconstitution à 80% de l’ADN de l’animal. Au terme de plusieurs années de recherches, des scientifiques annoncent avoir réussi la reconstitution du génome de deux mammouths laineux, une espèce disparue il y a des milliers d’années.

C’est dans la revue scientifique Current Biology que cette découverte a été rapportée.

Concrètement, les chercheurs ont extrait de l’ADN à partir d’une dent et d’un échantillon de tissu mou à partir de deux mammouths, un ayant vécu dans le nord-est de la Sibérie il y a 45 000 ans, l’autre il y a 4 300 ans sur l’île russe de Wrangel, située dans le cercle arctique.

Alors que cette découverte pourrait permettre de faire revivre cet animal préhistorique, cette possibilité soulève quelques interrogations éthiques. « Ce serait très amusant, dans l’idée, de voir un mammouth vivant, et d’observer comment il se comporte, comment il bouge. […] Je ne suis pas certain qu’on devrait le faire », a déclaré Love Dalen, du Muséum d’histoire naturelle de Suède, coauteur de l’étude.

Pour le moment, la méthode la plus prometteuse serait d’« utiliser une éléphante comme mère porteuse et cela pose un problème éthique, puisque ce processus pourrait causer des douleurs à la femelle ».

Hormis cette simple possibilité de résurrection, la question de la solitude serait tout aussi problématique. « Les éléphants sont des créatures très sociables, et il n’y a aucune raison de penser que les mammouths ne l’étaient pas […] Mais un mammouth serait nécessairement seul sur Terre. Il ne pourrait vivre en liberté en Arctique qu’après la naissance de beaucoup d’autres animaux. Et à moins que l’on puisse créer beaucoup de mammouths sans se servir d’éléphants, tout cela me semble éthiquement très malsain », a expliqué Beth Shapiro, de l’université de Californie à Santa Cruz.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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