Le poulpe comme source d’inspiration pour un bras robotisé

Pour concevoir un bras robotisé pour la chirurgie mini-invasive, des chercheurs italiens se sont inspirés du poulpe.

« La pieuvre n’a pas de squelette rigide et adapte la forme de son corps à son environnement », explique Tommaso Ranzani, principal auteur de l’étude. « Une seule opération chirurgicale nécessite souvent l’utilisation de plusieurs instruments tels que des pinces, des enrouleurs, des systèmes de vision et des dissecteurs. Nous pensons que notre robot est le premier pas vers la création d’un instrument unique capable d’effectuer toutes ces tâches tout en sécurisant les organes », souligne-t-il.

C’est pour la chirurgie mini-invasive que des chercheurs de l’École supérieure Sainte-Anne de Pise ont conçu un « bras-pieuvre » composé de deux modules identiques connectés entre eux. Les modules sont divisés en 3 chambres cylindriques que l’on peut diriger séparément.

Ce bras robotisé est capable de manipuler des organes mous sans les endommager, une partie du bras pouvant maintenir un organe pendant qu’une autre opère.

Comme la pieuvre, le bras peut modifier sa rigidité. D’outil rigide, il se transforme en outil flexible, un avantage certain par rapport aux instruments chirurgicaux traditionnels.

Des tests montrent que ce bras robotisé peut se plier jusqu’à un angle de 255 degrés, s’étirer jusqu’à 62% de sa longueur initiale, et sa rigidité varié de 60 à 200%.

Des simulations d’opérations, réalisées avec des ballons remplis d’eau pour représenter les organes du corps humain, permettent de démontrer que le bras est capable de manipuler des organes tout en opérant.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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