Les wearables ne changent pas les comportements

Les appareils de suivi de santé et de sport sont censés améliorer le comportement de leur utilisateur. Ce n’est pas encore le cas.

À croire les discours marketing concernant les appareils de suivi de santé et de sport, ceux-ci sont censés améliorer le comportement de leur utilisateur. Ce n’est pas du tout le cas selon une large étude menée par l’université de Pennsylvanie.

Alors que les wearables promettent mont et merveille, la réalité semble toute autre comme le révèle une étude de Mitesh S. Patel et Kevin G. Volpp. Ils ont sondé 6 223 utilisateurs de bracelets et autres capteurs portatifs pour savoir si ces appareils de suivi de santé et de sport permettent de changer les comportements de ceux qui les portent.

Bien que ce marché soit en plein essor, le constat est que plus de la moitié des utilisateurs ont rapidement abandonné leur accessoire. Deux tiers de ces personnes l’ont fait dans les six premiers mois suivant leur achat.

Les raisons d’abandon sont de quatre types : le coût, la lassitude envers le gadget, la fiabilité du suivi et l’efficacité des méthodes d’analyses de données.

Au sujet du coût, les auteurs de l’étude expliquent que les wearables s’adressent pour le moment aux personnes qui en ont le moins besoin vu que leur sondage révèle que ces utilisateurs sont essentiellement des jeunes, de catégories socioprofessionnelles supérieures et des pionniers des nouvelles technologies. Ils tiennent tout de même à complimenter les efforts de certains employeurs et assureurs américains qui ont donné accès à ces gadgets à des personnes qui en avaient véritablement l’utilité.

Dans leur dossier, ils remettent en question la fiabilité des nouvelles fonctions proposées, comme le suivi du sommeil et la mesure de la fréquence cardiaque. Ils considèrent que l’approche devrait être plus directe en se connectant directement aux boîtes de médicaments.

Mitesh S. Patel et Kevin G. Volpp considèrent par ailleurs que ces appareils n’ont pas assez été testés avec l’idée de servir au changement de comportements. C’est pour cette raison qu’ils préconisent que les wearables doivent se concentrer sur ceux qui en ont le plus besoin, mais aussi qu’il faut créer des stratégies plus adaptées pour ces mêmes personnes.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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