L’Etat de Floride bannit l’usage du terme « réchauffement climatique »

Par directive, l’État de Floride bannit l’utilisation des termes « réchauffement climatique » et « durabilité » du vocabulaire de son ministère de la protection de l’environnement.

C’est une enquête du Centre de reportages d’investigation en Floride (FCIR), relayée par The Guardian, qui révèle qu’une directive de l’État de Floride bannit l’utilisation des termes « réchauffement climatique » et « durabilité » du vocabulaire de son ministère de la protection de l’environnement. Imposée à des milliers d’employés, cette directive impose l’exclusion de termes dérangeants sous peine de sanctions.

Alors que les motifs de cette directive demeurent très flous, il semble s’avérer que la consigne émanerait directement du cabinet de Rick Scott, le gouverneur Républicain de l’État de Floride. Argumentant qu’il « n’est pas un scientifique », il s’est toujours abstenu de reconnaître l’impact de l’activité humaine sur le changement climatique.

Contacté à ce sujet, le bureau du gouverneur n’a pas souhaité s’exprimer tout en concédant qu’« il n’y a pas de politiques sur ce sujet ».

Christopher Byrd, un employé, explique qu’« un avertissement nous a été donné concernant les mots « réchauffement climatique » et « changement climatique », en nous conseillant de ne pas utiliser ces mots-là en particulier ». Vu qu’il a refusé d’obtempérer, il a été licencié en 2013 par une lettre stipulant que « les objectifs du bureau seront atteints avec plus d’efficacité en vous retirant de votre position ».

« Il nous avait été demandé de ne pas utiliser le terme « changement climatique ». Certains employés étaient si effrayés qu’ils ne voulaient même pas discuter cette interdiction », témoigne un de ses collègues. « Même le terme « hausse du niveau de la mer » n’a pas été autorisé », rapporte Kristina Totta, une autre employée.

Harold Wanless, un professeur de l’Université de Miami, qualifie cette attitude de « criminelle » dans l’enquête du FCIR. Il ajoute que « En Floride, il va être difficile de proposer une solution au changement climatique, si on ne peut même pas l’évoquer ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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