À l’instar de Baxter, la révolution des robots est en marche

Baxter est un robot industriel qui fonctionne sans relâche. À la différence des autres robots industriels, il se mêle aux humains… la révolution est en route.

Dévoués, perforants et fiables, les robots ont depuis longtemps fait leur apparition sur les chaines de montage des entreprises industrielles. En raison de leur vitesse et de leur puissance, ils sont souvent enfermés dans des caches pour protéger les employés humains de l’entreprise.

Ce n’est pas le cas de Baxter, l’une des dernières recrues de Schneider Electric. Baxter est bel et bien un robot, mais il travaille au quotidien à une ligne d’assemblage à côté d’ouvrier humain. À la différence des autres robots industriels, Baxter se différencie par des capteurs perfectionnés qui lui permettent de travailler en toute sécurité aux côtés des humains, en les libérant pour des tâches plus qualifiées.

Baxter n’est qu’un robot parmi l’armée de robot droïde qui envahit les usines dans le monde entier. Ces robots de nouvelle génération visent à briser la frontière entre humains et machines. L’idée de cette mixité homme-robot est d’augmenter la productivité et la flexibilité des chaines de production en rendant le robot assistant de l’ouvrier qualifié humain. 01-yumi-i-abb_log

« Les robots industriels ont toujours été en cage, non seulement pour protéger les ouvriers autour d’eux, mais aussi pour préserver leurs environnements précisément configurés », explique Scott Eckert, CEO de Rethink Robotics. « Nous les avons rendus sûrs pour qu’ils puissent travailler efficacement et sans danger dans des conditions réelles ».

Baxter est encore seul sur ce créneau, mais plus pour longtemps. ABB prévoit en effet de sortir l’année prochaine YuMi, l’abréviation de vous et moi, un robot. Pour Mike Wilson, de British Automation and Robot Association, il s’agit d’« une nouvelle ère de l’automatisation ».

YuMi, un droïde à double bras, est tellement précis qu’il est capable d’enfiler un fil dans une aiguille. Il pourrait donc parfaitement s’intégrer dans une chaine d’assemblage qui s’occupe de petites pièces, main dans la main avec des ouvriers humains. yum

Cette collaboration personne-machine n’en est encore qu’à ses débuts, mais plusieurs entreprises ont déjà fait le pas dans cette direction. Si Schneider Electric a fait le pas, c’est aussi le cas de BMW.

Sur les chaines d’assemblage du constructeur automobile, les robots roulent simplement une couche de film protecteur sur l’électronique à l’intérieur de la porte d’une voiture alors que les humains utilisent l’agilité de leurs doigts pour tout faire tenir en place.

BMW va même plus loin en ayant un projet commun avec le MIT dans le but que les robots puissent interagir intelligemment avec leurs collègues humains.
Selon une étude menée par ABB, une équipe humain-robot serait environ 85% plus productive que les équipes entièrement humaines ou entièrement formées de robots.
De fait, tout le monde s’accorde à dire que si les robots accroissent le rendement, l’association homme-robot accroit la souplesse.

Au final, alors que l’arrivée des robots dans les usines a longtemps été synonyme de perte d’emploi, une révolution est en cours avec une cohabitation entre ouvriers et robots sur les chaines de production des usines.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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