Mattel : une poupée Barbie connectée… qui espionne

À l’époque où tout le monde cherche à connecter n’importe quoi, pourquoi Mattel ne proposerait pas une poupée Barbie connectée ? Le hic, c’est qu’elle semble trop espionner les enfants.

Le fabricant de jouets Mattel commercialisera avant la fin de l’année la Hello Barbie, une poupée connectée qui est capable de dialoguer avec les enfants via un logiciel de reconnaissance vocale. La sortie d’un tel produit n’est pas réellement surprenante à l’époque où tout le monde cherche à connecter n’importe quoi.

Le hic, c’est que la presse allemande a déjà surnommé cette Hello Barbie du surnom de « Barbie Stasi » en raison de sa propension à espionner les enfants. En effet, selon l’hebdomadaire Stern, cette poupée serait une réelle menace pour la sphère privée des enfants.

Concrètement, pour que la reconnaissance vocale fonctionne, l’Hello Barbie enregistre en permanence l’ensemble des sons émis dans son environnement. S’il elle reconnaît que quelqu’un est en train de parler, la poupée enregistre ce qui est dit et le transmet à un serveur Mattel. La langue est analysée là-bas et une réponse adéquate est générée. Pire encore, Stern avance que les centres d’intérêts des enfants devraient également être analysés !

Alors que Mattel affirme qu’enregistrer les goûts des enfants sert à fournir des réponses adéquates, on peut surtout imaginer qu’une telle connaissance est avant tout une sacrée base de connaissance sur les enfants… avant que cette Barbie ne commence à faire la promotion de certains articles ciblés.

En sachant tout cela, est-ce que vous allez offrir une Barbie Stasi, pardon, une Hello Barbie à votre enfant ? Cela laisse pour le moins songeur vous ne trouvez pas.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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