Mieux vaut ne pas lire sur une tablette avant de se coucher

Lire avant de dormir est certainement une bonne chose, lire sur une tablette l’est moins vu que cela perturbe le sommeil.

Mieux vaut ne pas lire sur une tablette avant de dormir, c’est la conclusion à laquelle est arrivée une équipe de chercheurs de la Harvard Medical School. C’est dans la revue PNAS qu’elle publie les résultats d’une étude sur l’influence néfaste d’une tablette sur le sommeil.

Alors que de plus en plus de lecteurs adoptent la liseuse ou la tablette numérique pour lire des e-books, les chercheurs ont voulu comparer l’effet de la lecture sur le sommeil, que cela soit sur un moyen électronique ou sur une version papier.

L’étude s’est portée sur des volontaires qui devaient lire entre 18 heures et 22 heures, juste avant de s’endormir. Durant l’expérience, les scientifiques se sont attachés à mesurer les niveaux de mélatonine et l’activité cérébrale de chaque sujet afin de définir la qualité du sommeil.

Les résultats sont pour le moins édifiant vu que le taux de mélatonine chez les personnes qui ont lu un livre électronique sur tablette s’est avéré 55% inférieur à celui de ceux qui lisaient un ouvrage papier. La mélatonine était surnommée l’hormone du sommeil, elle joue un rôle clé dans le contrôle de notre horloge interne.

En temps normal, la mélatonine est émise par le cerveau après un certain temps passé dans un environnement sombre. Confrontée à la lumière bleue émise par une tablette, l’émission de cette substance chimique est bloquée. La conséquence est que ces personnes mettent plus de temps à s’endormir.

Indispensable à la bonne qualité du sommeil, la phase de sommeil REM était également retardée.

Un autre constat est que les participants ayant utilisé des liseuses ou tablettes étaient plus fatigués le lendemain matin, malgré une quantité de sommeil équivalente.
En conclusion, les auteurs de cette étude préconisent l’utilisation de livres papier pour réduire les risques de troubles du sommeil.

Il est à préciser que les résultats de cette étude sont certainement le reflet de la réalité, mais que le contexte n’est pas forcément très réel. En effet, lire durant quatre heures avant de s’endormir n’est pas très réaliste. Ce constat, que le fait que l’échantillon de volontaires était très restreint, n’occulte pas le fait que cette étude pointe du doigt un risque potentiel bien réel.

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