Moteurs de recherche : la France veut un encadrement

C’est jeudi soir que le Sénat a voté à l’unanimité un encadrement des moteurs de recherche.

C’est jeudi soir, via l’adoption d’un amendement au projet de loi Macron, que le Sénat a voté à l’unanimité un encadrement des moteurs de recherche.

Proposé par la présidente de la commission de la Culture et de la Communication, Catherine Morin-Desailly (UDI-UC), cet amendement prévoit qu’un exploitant de moteur de recherche mette à disposition de l’utilisateur, sur la page d’accueil, un moyen de consulter au moins trois autres moteurs de recherche sans lien juridique avec lui. Il doit aussi mettre à disposition des utilisateurs des informations portant sur les principes généraux de classement ou de référencement proposés.

En cas de manquement à cette directive, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) peut infliger une amende qui peut s’élever jusqu’à 10% du montant du chiffre d’affaires mondial du moteur de recherche.

Alors que le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, s’est opposé à cet amendement, Mme Morin-Desailly a rétorqué que « les procédures européennes sont lentes » et qu’« il est urgent d’agir compte tenu des conséquences néfastes qu’occasionnent certaines de leurs pratiques pour nos entreprises » alors que le comportement de certains d’entre eux « porte atteinte au pluralisme des idées et des opinions, nuit à l’innovation et entrave la liberté d’entreprendre ».

Sans être nommément cité, c’est bien évidemment Google qui est dans le collimateur de cet amendement.

Un sous-amendement déposé par le socialiste David Assouline a également été approuvé par le Sénat, il prévoit qu’au moins un des trois moteurs de recherche mis à la disposition de l’utilisateur « se situe en France ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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