MPC Montréal : entre croissance et incertitude pour Technicolor

Bien que devait faire face à une certaine incertitude, MPC Montréal, filiale de Technicolor, est en pleine croissance.

Alors qu’une cinquantaine d’employés de MPC Montréal, filiale de Technicolor, travaillait sur les effets visuels du film « X-Men: Days of Future Past » à l’été 2013, l’ambition du studio était de compter 250 employés. L’été dernier, l’effectif a dépassé les prévisions vu qu’il était de 520 employés alors qu’il est même passé à 700 au début de 2015.

Si Technicolor s’est trompé dans ses prévisions d’embauche, c’est parce que son carnet de commandes en particulièrement impressionnant, « Il y a énormément de travail », confie Frédéric Rose. Avec cette croissance, MPC Montréal (Moving Picture Company) est désormais devenu le studio d’effets visuels le plus important du Groupe Technicolor pour le cinéma.

Avec quelque 2 000 employés, le Canada est le deuxième pays en importance au sein de Technicolor, derrière les États-Unis (environ 4000 employés) et loin devant la France (environ 1000 employés).

Alors que les perspectives sont bonnes, certaines incertitudes planent, comme celle du crédit d’impôt.

« Cela fait des mois qu’on vit dans l’incertitude […] Au final, ce n’est pas moi qui décide d’envoyer un film au Québec. Cette décision est prise par nos clients, les grands studios hollywoodiens, qui font une analyse financière. […] Ce que je demande : s’il vous plaît, dépêchez-vous d’annoncer clairement votre feuille de route et vos intentions pour qu’on puisse rassurer nos clients, les studios, sur la stabilité de l’environnement dans les années à venir. », déclare Frédéric Rose. En effet, une nouvelle baisse du crédit d’impôt, qui est actuellement de 36% au Québec, pourrait-elle freiner le développement du studio.

« Il y a une incertitude qui dure depuis assez longtemps comme ça, c’est quand même regrettable. […] Nous sentons bien que nos clients regardent de près […] Le Québec s’est construit une réputation de qualité. Ce serait triste de casser une très belle construction qui n’a pas coûté aux contribuables québécois et qui a créé de la vraie valeur locale. »

Alors que le marché des effets visuels continue à croître de façon remarquable, les incertitudes montréalaises pourraient pénaliser sa croissance.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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