Pas assez de carburant pour l’atterrissage de la fusée de SpaceX

C’est avec succès que SpaceX a mis en orbite vendredi dernier le satellite luxembourgeois SES-9. Par contre, la tentative de récupération du premier étage du lanceur Falcon 9 a une nouvelle fois échoué. Au lieu de se poser en douceur sur une plateforme flottant dans l’océan Atlantique, « Le premier étage s’est écrasé sur la barge » à écrit Elon Musk sur Twitter.

Le patron de SpaceX explique en fait qu’il ne s’attendait pas vraiment à un succès de cet atterrissage. Pourquoi un tel pessimisme ? Parce que le satellite SES-9 était très lourd vu qu’il pesait 5,3 tonnes au moment de son lancement. Quel est le rapport avec l’atterrissage raté ? Simplement le premier étage a pu réserver moins de carburant pour contrôler sa rentrée dans l’atmosphère et son atterrissage en douceur.

Pourtant, SpaceX a déjà réussi à faire atterrir le premier étage de son lanceur, c’était en décembre dernier. Mais comme chaque lancement est avant tout un véritable lancement, chaque lancement est différent en fonction de la charge expédiée. Cela explique aussi pourquoi la mise au point de l’atterrissage est si compliqué, chaque tentative est différente, avec des contraintes et paramètres différents. Si l’entreprise américaine persévère dans cette voie, c’est parce que récupérer une partie du lanceur serait un moyen de réduire les couts de lancement, ce qui serait très profitable sur le long terme.

Ce n’est donc que partie remise. D’ailleurs, Elon Musk est très optimiste au sujet du prochain lancement. Toujours sur Twitter, il a écrit que « « il y avait de bonnes chances pour le prochain lancement ».

Ais pour SpaceX, l’important est la fiabilité de ses lancements. « Le lancement réussi de SES-9 marque une nouvelle étape importante dans nos excellentes relations avec SpaceX, fournisseur de services de lancement dont l’importance ne cesse de grandir ; ce succès est aussi une preuve supplémentaire du professionnalisme et de la performance impressionnante de SpaceX », a par exemple déclaré Martin Halliwell, le directeur chargé de la technologie de SES. C’est grâce à ce genre de commentaire que l’entreprise spatiale américaine est en train de se forger une excellente réputation.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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