Philae : nouvelle tentative de prise de contact

Après deux tentatives infructueuses, Rosetta va une nouvelle tenter de prendre contact avec Philae dans l’espoir que le robot lui réponde.

Après 10 ans de voyage en tant que passager de la sonde Rosetta, c’est le 12 novembre 2014 que le robot Philae est entré dans l’histoire en étant le premier engin à se poser sur une comète. Suite à un atterrissage mouvementé, le robot s’est toutefois retrouvé dans une inconfortable posture, privé d’ensoleillement synonyme d’énergie.

Après s’être mis en hibernation faute d’énergie, tous les espoirs sont que Philae se réveille alors que l’ensoleillement de la comète augmente en raison de son rapprochement du Soleil. Deux campagnes de prises de contact avec le robot ont déjà eu lieu sans succès.

« Une nouvelle campagne d’écoute va avoir lieu du 8 au 17 mai », a indiqué Francis Rocard, l’astrophysicien responsable du programme Rosetta au Centre national d’études spatiales (CNES) à Paris. « Nous ne pouvons pas prédire à 100% qu’il va se réveiller », reconnaît-il.

« Nous ne savons pas précisément où se trouve Philae. Nous pensons l’avoir localisé à une cinquantaine de mètres près. Comme on ne connaît pas précisément son environnement en termes de falaises et d’effets d’ombre sur les panneaux solaires, on a du mal à modéliser l’énergie qu’il reçoit et donc la date possible de son réveil », explique-t-il.

De plus, Philae est équipé d’un interrupteur thermique qui ne se déclenche que lorsque la température intérieure du robot atteint -45 degrés Celsius. Tant qu’il est au-dessous de cette température, le robot ne peut pas se réveiller. A la mi-novembre, il faisait -165 degrés autour de Philae !

« C’est le début du printemps sur la comète. Les jours s’allongent. On espère arriver à deux heures, deux heures trente d’ensoleillement par jour pour Philae », souligne Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au CNES à Toulouse. « Plus ça va et plus on a d’espoir que Philae se réveille ».

Le risque est aussi que les très froides températures de l’hiver ont « pu endommager l’électronique de commande », prévient Philippe Gaudon.

Pour autant que le robot réponde, les équipes de l’Agence spatiale européenne (ESA) disposeront de son bulletin de santé et pourront alors lui commander des expériences scientifiques.

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