Philae : tout le monde veut encore y croire, mais l’espoir s’amenuise

Alors que le robot Philae est muet depuis plus d’un mois, les scientifiques espèrent pouvoir compter encore sur lui, même si la raison laisse présager le pire.

Est-ce que le robot Philae, posé sur la comète Tchouri, recontactera un jour la Terre ? C’est l’espoir auquel veulent encore croire les scientifiques de la mission Rosetta. Pourtant, la réalité est que cet espoir est très tenu.

En effet, cela fait maintenant plus d’un mois que le robot n’a plus communiqué.

Pour espérer augmenter les chances de reprise de contact, il faudrait que la sonde Rosetta, située actuellement à quelque 330 kilomètres de la comète, se rapproche à moins de 200 kilomètres de Tchouri. En raison de la très forte activité de la comète, ce rapprochement n’est pas envisageable avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

« La probabilité que l’on redescende en dessous de 200 km dans les quelques mois à venir est très faible », a déclaré Sylvain Lodiot, responsable des opérations de vol de Rosetta à l’ESOC (Centre européen d’opérations spatiales) en Allemagne.

Et en quelques fois, la situation de Philae va se dégrader vu que la comète s’éloigne du soleil, ce qui signifie que le robot aura de moins en moins d’ensoleillement, donc d’énergie pour communiquer.
« Pour moi, il est très improbable qu’il y ait à nouveau un contact avec Philae dans les semaines et les mois à venir », a déploré Sylvain Lodiot.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’ESA a une priorité : la sonde Rosetta. Elle doit continuer à escorter la comète Tchouri jusqu’en septembre 2016, ce qui signifie qu’elle ne doit pas prendre de risque inconsidéré.

Dès lors, après nous avoir fait rêver, Philae est proche d’un silence et sommeil définitif.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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