Pour Google, YouTube, serait-il une affaire peu juteuse ?

Les comptes de YouTube garderaient, à peu près leur proportionnalité, bien qu’il enregistre (par mois plus d’un milliard de visiteurs spéciaux d’audience), qui est un record sur Internet.

Nonobstant un audimat excédant le milliard d’internautes spéciaux par mois, YouTube montrerait une balance équilibrée, voire un tout petit peu déficitaire.

Ce diagnostic, le Wall Street Journal le relève après les déclarations de deux sources appelées « proches » des comptes ouverts sur la filiale de Google, en l’occurrence sa plate-forme vidéo. Les informations recueillies ne sont pas absolument officielles, car les constats relevés sur YouTube sont sur papier et attendent leur consolidation avec ceux de la Direction.

Quatre milliards de dollars, environ 6% des ventes de la société constituent approximativement le chiffre d’affaires 2014.Les grandes marques, de par leur engagement, porteraient principalement sa croissance à + 30 % environ d’année en année. Cependant, après déduction des dépenses de fonctionnement, YouTube n’enregistrait presque pas de profits.

Faut-il croire que la plate-forme serait en difficulté pour commercialiser son audimat ? Il faut savoir que la visite de sa plate-forme se fait indirectement par ses utilisateurs : ils passent par d’autres sites internet, notamment les réseaux sociaux pour visualiser les vidéos déjà intégrées. C’est cette inexistence de passage direct sur sa plate-forme qui empêche YouTube d’être le « petit écran du Web » par défaut.

À côté, il faut compter l’irruption d’une concurrence forte : Facebook et Twitter favorisent une poussée de groupes Internet montant leurs propres streamings vidéo sur plate-forme, déroutant les fans de YouTube.

Certains acteurs se démarquent au cours de la vidéo sur commande et proposent des contenus hors du commun, voire inédits, tel Netflix. Alors que, selon le spécialiste de chez Pivotal Research, Brian Weiser, sur YouTube, « il y a de tout et de rien », car (sur la plate-forme, toutes les minutes, ce sont plusieurs centaines d’heures de vidéo qui sont exactement mises en ligne).

Entre premium et pub

Pour assainir la valeur de son offre, aux États-Unis, Google initie des droits sur certains passages de séries pour enfants et des quelques matches de la NFL (Ligue nationale de football américain). Afin qu’ils ne partent pas chez les concurrents quand il y a de la matière à vendre, des primes sont accordées aux Very Important Personality (VIP) telles que Felix « PewDiePie » Kjellberg et ses 35 millions d’abonnés.

Malgré cela, les possibilités de chances de déploiement sont moindres tant au point commercial, avec les associés avec la production pour les chaînes thématiques, que techniques avec le perfectionnement des algorithmes de proposition de contenus.

D’autre part, si certaines options offrent des résultats concluants (exemple des préRolls que l’on peut interrompre après 5 secondes, pour lesquels pas de facturation pour l’annonceur), ailleurs ils ne peuvent produire les objectifs attendus. Pour illustrer, on apprenait depuis quelques semaines, la sortie d’un employé de taille, responsable chargé de booster Google… et qui, peu de mois après son recrutement, démissionne officiellement.

Selon les informations de Nielsen, l’audimat de YouTube manque de diversités : composé fondamentalement de jeunes accros principalement à la visualisation de clips de musique. C’est moins de 10% des internautes qui réalisent eux-mêmes les 85% des vues.

Le modèle premium est tenté par YouTube pour faire plus que de la publicité. Avec le lancement de Music Key, un produit de streaming de musique, accessible à 9,99 dollars par mois par abonnement, la première phase est dépassée en novembre dernier. Concernant les autres sortes de contenus, l’offre sera semblable en attendant la confirmation, qui n’est pas encore donnée.

Pour renforcer la qualité du ciblage des publicités, YouTube, concomitamment, pourrait employer les data center marketing de Google. Tout en donnant la possibilité aux publicitaires de commander des espaces auprès de vidéos célèbres.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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