Que serait la Terre si l’humain n’avait jamais existé ?

Certains se posent la question de savoir ce qu’il adviendrait si les humains disparaissaient. D’autres se sont penchés sur ce que pourrait être la Terre si nous n’avions jamais existé.

À l’instar de la série « Life after people » diffusée depuis 2008 sur History Channel, certains se sont penchés sur ce que deviendrait la Terre si l’humanité disparaissait du jour au lendemain, avec la lente disparition de tout ce que nous avons construit.

L’approche de Søren Faurby et Jens-Christian Svenning, deux chercheurs de l’université d’Aarhus (Danemark), est différente. Ils ont voulu répondre à la question de ce que serait notre planète si l’humain n’avait jamais existé. Leur étude vient d’être publiée dans la revue spécialisée Diversity and Distributions.

Ils ont tout d’abord constaté que la diversité des gros mammifères était beaucoup plus importante dans certaines régions d’Afrique non pas en raison d’une question climatique ou environnementale, mais à cause de l’impact de l’homme… ou plutôt son absence.

S’il est établi que des extinctions massives de gros mammifères ont eu lieu lors de la dernière période glaciaire, ils expliquent aussi que les extinctions qui ont suivi sont « largement imputables à l’expansion de l’homme moderne à travers le monde ».

L’étude révèle qu’au moins 30% des grandes espèces disparaissaient des endroits où cette faune était confrontée à l’arrivée de l’Homo Sapiens.

Sur cette base, ils ont poursuivi leurs travaux pour déterminer quelle serait la configuration de ces espèces animales aujourd’hui si ces espèces n’étaient pas disparues, en bref si l’humain n’avait jamais existé.

Ils ont ainsi pu dresser une carte comparative de la diversité des grands mammifères (plus de 45 kg) actuelle et dans un monde sans l’Homme.

Alors que la diversité actuelle se trouve qu’en Afrique, on découvre qu’elle pourrait être présente dans beaucoup plus de régions sans l’homme.

Søren Faurby explique : « La raison pour laquelle de si nombreux safaris ciblent l’Afrique n’est pas parce que ce continent est anormalement riche en gros mammifères. Au contraire, cela montre qu’il s’agit d’un des seuls endroits où les activités humaines n’ont pas encore éliminé la plupart des gros animaux. »

Bien évidemment, ce qui est valable pour les grands mammifères serait aussi valable pour le reste de la faune et de la flore.

En fait, sans être humain, ce monde « parallèle » pourrait ressembler à la plaine du Serengeti, en Afrique, un lieu de très grande diversité biologique.

Entre déforestation, eaux détournées par des barrages, replantation, urbanisation, extraction dans le sol, élevage de milliards d’animaux domestiques, réchauffement climatique … il est vrai que l’impact de l’homme est loin d’être négligeable.

Mais sans humain sur Terre, il est aussi possible qu’une autre espèce ait pris le contrôle de la planète, mais ça, c’est une autre histoire…

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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