Sciences Po d’Aix-en-Provence évite provisoirement l’exclusion des IEP

Éclaboussé par une polémique d’externalisation de ses diplômes moyennant finances, l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence était menacé d’exclusion du concours commun des IEP. Cette exclusion est évitée, pour le moment.

Si des cursus Sciences Po Île Maurice, Sciences Po Réunion, Sciences Po Arménie ou autres ont pu voir le jour, de surcroit avec un master équivalent à celui des étudiants qui ont suivi un cursus complet à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence, après un concours difficile, c’est parce que l’IEP d’Aix a multiplié des partenariats avec des écoles et organismes privés en France ou à l’étranger moyennant finances. C’est cette externalisation des diplômes qui a lancé la polémique.

Fin septembre, au sommet de la crise, les responsables des 6 autres IEP (Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse et Saint-Germain-en-Laye) avaient sommé Christian Duval, le directeur de l’IEP d’Aix, de s’expliquer sur cette externalisation, allant jusqu’à menacer Aix d’exclusion du concours commun d’entrée.

Alors que la date butoir pour cette explication était fixée au 10 novembre, il est estimé que « des réponses à une partie conséquente des questions posées par ses homologues du réseau » ont été données. En conséquence, les directeurs des IEP ont estimé qu’il était « matériellement impossible d’attendre la publication » d’un audit d’Aix-Marseille Université (AMU), ni les conclusions de l’expertise juridique de la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP), pour « prendre une décision pleinement informée ». C’est ainsi qu’ils ont décidé de maintenir l’IEP d’Aix-en-Provence « à titre transitoire et conditionnel » dans le concours commun pour l’année universitaire 2014-15.

Par la suite, « un point précis sera réalisé une fois l’ensemble des informations et des expertises rassemblées, à l’issue des concours 2015, aux fins de statuer sur le maintien de Sciences Po Aix dans le réseau », mettent encore au point les directeurs des IEP.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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