Taxation d’internet : la Hongrie se mobilise contre un nouvel impôt

Dans le but de récolter 65 millions d’euros supplémentaires, le gouvernement hongrois souhaite créer un impôt sur la consommation d’internet, une mesure qui a mobilisé plus de 10 000 manifestants.

Dimanche, plus de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Budapest pour protester contre le nouveau projet de loi du gouvernement hongrois. Via un impôt sur la consommation d’internet, il espère récolter 65 millions d’euros supplémentaires. Dans l’idée, le projet de loi prévoit une taxe de 150 forints hongrois (0,5 centime d’euro) par giga-octets de données consommées.

Concrètement, cela correspondrait à taxer de 7 centimes par heure le streaming musical en ligne ou de 28 centimes Skype.

Plus que l’aspect purement pécuniaire de cet impôt, les manifestants ont surtout dénoncé une manœuvre gouvernementale pour limiter leur droit à l’information et leurs libertés en ligne. « Il s’agit de nouveaux efforts de la part du gouvernement pour contrôler et punir les médias indépendants et les organisations civiles, via des moyens légaux et économiques », dénoncent par exemple les organisateurs de la manifestation de Budapest.

Face à cette levée de boucliers, le Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orban, a annoncé le dépôt d’un amendement pour limiter la taxe à 700 forints (2,26 euros) par mois, mais aussi précisé que ce nouvel impôt serait à la charge des fournisseurs d’accès à internet, non pas des internautes.

Pour Neelie Kroes, commissaire européenne au numérique, cette mesure est une « honte » ! « Il est terrible que le gouvernement hongrois pense pouvoir réduire la liberté de la presse en visant les propriétaires de médias puis en taxant leur alternative », ajoutant que « Je vous encourage à soutenir ou rejoindre les manifestants contre cette loi ».

Votes
[Total : 1 votes en moyenne : 5]
PARTAGER
Article précédent3 jours de blackout total : un canular collé à la NASA
Article suivantSunset Overdrive : enfin disponible sur la Xbox One
Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here