Teixobactin : identification d’un nouvel antibiotique

Des scientifiques ont découvert une nouvelle famille d’antibiotiques, ce qui est très rare et très prometteur pour la médecine.

Comme le démontre chronologie des découvertes en matière d’antibiotique, c’est plutôt rare : la pénicilline (1928), les sulfamides (1932), la streptomycine (1943), le chloramphénicol (1946), les céphalosporines (1948), l’érythromycine et l’isoniazide (1952), la vancomycine (1957), la triméthoprime (1961), les monobactames (1979) et les lipopepitides (1987).

Découverts entre les années 1940 et 1960, les principaux antibiotiques ont été développés à partir de substances naturelles. Depuis les années 80, les recherches se sont surtout focalisées sur des molécules de synthèse développées en laboratoire, avec des résultats très décevants dans l’ensemble.

Une équipe de scientifiques d’un laboratoire américain a donc décidé de revenir à la nature pour tenter de trouver un nouveau antibiotique et développant une nouvelle technique de recherche. Ils ont utilisé un dispositif iChip qui peut dépister des microbes dans leur propre environnement lorsqu’il est placé dans le sol. Par ce biais, ils ont créé une sorte d’« hôtel » souterrain pour les bactéries, en les scellant dans des gousses distinctes, enterrées dans le sol, une méthode qui a permis à la chimie du sol d’imprégner les gousses alors que celles-ci permettaient de maintenir en place les bactéries pour l’étude.

C’est après avoir analysé 10 000 composés extraits de bactéries que les chercheurs ont découvert 25 substances, dont la teixobactin qui semble être la plus prometteuse.

Lors de premiers tests, il s’est avéré que le teixobactin s’est montré efficace pour traiter certaines souches bactériennes résistantes chez les souris. D’autres tests sont encore nécessaires, y compris sur les humains, avant qu’une nouvelle classe d’antibiotiques soit sur le marché.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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