Télécoms : la convergence française

À l’instar de François Hollande qui a évoqué l’intégration des autorités de réglementation des télécoms et de l’audiovisuel, la converge est en marche en France. De quoi s’agit-il ?

Le 2 octobre dernier, le président de la République a évoqué l’intégration des autorités de réglementation des télécoms et de l’audiovisuel dans une démarche de convergence des deux réglementations. Alors que la réglementation des télécoms est définie par des directives européennes et que la réglementation de l’audiovisuel est d’ordre national, pourquoi François Hollande évoque cette idée ? La réponse est donnée par Jean-Ludovic Silicani, le président de l’ARCEP, le régulateur des télécoms.

Alors que les politiques parlent de convergence entre l’ARCEP et le CSA, cette convergence existe déjà à de nombreux niveaux.
Même si Vivendi a depuis vendu SFR, pendant longtemps le groupe a intégré l’opérateur et Canal+, une cohabitation synonyme de convergence, tout comme le groupe Bouygues qui possède à la fois Bouygues Telecom et TF1.

La convergence est aussi présente au sein même des opérateurs qui proposent des offres triples ou quadruples services intégrant téléphonie et télévision.

Cette convergence existe également au niveau des utilisateurs qui utilisent désormais leur ordinateur ou leur terminaux mobiles pour regarder la télévision, un phénomène accentué par les plateformes VOD ou SVOD, sans oublier la TV de rattrapage. À cela, il ne faut surtout pas oublier de mentionner les box, le point de convergence entre téléphonie, internet et télévision. Cette convergence est d’ailleurs d’autant plus vraie que, pour la première fois, les Français ont plus regardé la télévision par le broadband (télécoms) que par le broadcast (radiodiffusion).

De fait, cette convergence se retrouve également dans le réseau câblé, initialement conçu pour diffuser uniquement de la télévision, qui est devenu polyvalent en transportant aussi de la voix et de l’internet.

Au final, cette convergence existe à tous les niveaux. Dès lors, à l’instar des opérateurs qui n’ont pas attendu pour rapprocher ces deux mondes, pourquoi la convergence n’irait-elle pas encore plus loin ?

C’est dans ce contexte que des institutions telles que l’ARCEP ou le CSA ont toute leur importance, celle de préserver la réglementation et de faire respecter la concurrence, car, même si tout converge, la différentiation des offres et des services doit rester de mise pour éviter une situation de monopole.

Dès lors, oui la convergence est en route est certainement rien ne va l’arrêter, mais non, elle n’ira pas jusqu’à tout fusionner.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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