Télécoms : pas de retour à trois opérateurs ?

Alors qu’Arnaud Montebourg, le ministre de l’Économie, fait campagne pour ramener à trois le nombre d’opérateurs en France, l’ARCEP conteste cette intention.

À écouter Arnaud Montebourg, le ministre de l’Économie, il serait bon de ramener à trois le nombre d’opérateurs en France afin de pouvoir consolider le marché. Mardi, l’ARCEP rétorque que cette intention ne résoudrait pas la situation actuelle.

C’est à l’occasion d’une conférence de presse que Jean-Ludovic Silicani, président de l’ARCEP, a en effet affirmé que le lancement de Free visait à faire bouger le marché alors que les trois autres opérateurs avaient refusé d’évoluer malgré les actions intentées par l’administration comme la condamnation pour entente sur les prix, la loi Chatel pour diminuer des tarifs mobiles, etc. Il n’y a donc aucune raison de revenir en arrière met-il en garde en soulignant qu’il ne faut surtout pas perdre les acquis de l’arrivée du quatrième opérateur.

Alors que le secteur des télécoms souffre, Jean-Ludovic Silicani préconise un rééquilibrage entre les opérateurs, pas seulement au niveau tarifaire, mais aussi qualitatif, d’où la publication du baromètre de l’ARCEP qui relègue Free très loin derrière ses rivaux.

Pour encourager l’innovation à un coût abordable, le président de l’ARCEP « encourage la mutualisation partout où elle est possible ».

Pour finir, une consolidation du marché est bien évidemment possible, mais « encore faut-il que les acteurs concernés le souhaitent », ajoute Jean-Ludovic Silicani.

Alors que le chiffre d’affaires mobile des opérateurs en France a chuté de 13% depuis l’arrivée de Free, le président de l’ARCEP considère que cette dégringolade touche à sa fin, « Il y a une probabilité non négligeable que l’indice des prix du mobile se stabilise à la fin de l’année ».

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentiPhone 6 : retard en perspective ?
Article suivantGuerre des brevets : la justice donne raison à Philips contre Nintendo
Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here