Uber parie sur les voitures autonomes pour se débarrasser des chauffeurs

Alors que la plus-value apportée par Uber passe par le service fourni par les chauffeurs, l’intention de l’entreprise de VTC est de s’en débarrasser au plus vite en misant sur les voitures autonomes.

En ouvrant la porte, en proposant une bouteille d’eau minérale ou un quotidien, les chauffeurs en costume impeccable d’Uber contribuent à apporter de la plus-value au service proposé par l’entreprise de VTC. Pourtant, l’intention de la controversée entreprise américaine est de se débarrasser au plus vite des chauffeurs en misant sur les voitures autonomes.

En annonçant un partenariat avec la Carnegie Mellon University pour ouvrir un centre de recherches en robotique et cartographie près de Pittsburgh au début 2015, Uber avait clairement indiqué ses intentions en matière de voitures autonomes. Avec les acquisitions de Bing Maps et de deCarta, mais aussi sa tentative de rachat de Here de Nokia, l’entreprise de VTC a confirmé ses intentions en injectant 500 millions de dollars dans la cartographie, une technologie indispensable au bon fonctionnement des véhicules autonomes, sans oublier le partenariat conclu avec DigitalGlobe, un spécialiste de la photographie aérienne en haute résolution pour améliorer la qualité des cartes.

En commençant des tests en ville, Uber est même passé à la vitesse supérieure dans ses projets de développement d’une voiture autonome. Il faut dire que l’entreprise peut s’appuyer sur des partenaires automobiles de choix tels que Ford et Volvo.

Uber, Ford et Volvo pour un partenariat autour de la voiture autonome

Alors qu’Uber utilise déjà une Ford Fusion transformée en voiture autonome par l’ajout de toute une panoplie de capteurs, équipements de géolocalisation, radars et scanners laser pour faire des tests à Pittsburgh, ce partenariat reflète parfaitement les intentions du constructeur automobile d’investir dans la voiture autonome.

Uber ne va pas seulement utiliser des Ford pour ses tests, également des Volvo grâce à un accord conclu avec le groupe chinois Geely, la maison-mère de la marque suédoise. En testant depuis 2014 un véhicule autonome dans les rues de Göteborg, le constructeur est déjà très avancé.

En s’associant à Volvo pour son projet de voiture autonome, Uber fait coup double est récupérant au passage l’image sécuritaire chère à la marque suédoise. « Plus d’un million de personnes meurent dans des accidents de voiture chaque année. Ce sont des tragédies que les technologies de conduite autonome peuvent aider à éviter, mais nous ne pouvons pas le faire seuls. C’est pourquoi notre partenariat avec un grand constructeur comme Volvo est si important. Volvo est un leader en termes de développement et le premier de la classe quand il s’agit de la sécurité », a ainsi déclaré Travis Kalanick, le patron d’Uber.

Uber rachète la start-up californienne Otto au passage

Toujours en matière de voiture autonome, Uber vient tout juste d’annoncer le rachat d’Otto, une start-up californienne qui développe des logiciels pour les véhicules autonomes. Cette société s’est fait connaitre pour son logiciel de conduite autonome destiné aux camions alors que l’un de ses fondateurs, Anthony Levandowski, a également conçu une moto autonome.

« Si cela a l’air d’un gros coup, c’est que c’en est un. Ensemble, nous avons l’une des meilleures équipes d’ingénieurs dans le secteur des véhicules autonomes au monde », a commenté Travis Kalanick.

Tous les investissements et les partenariats conclus par Uber démontrent clairement que l’intention de l’entreprise de VTC est de se débarrasser au plus vite de ses chauffeurs. Alors que les taxis sont toujours en guerre contre les pratiques de l’entreprise californienne, ses propres chauffeurs se retourneront certainement contre elle le jour où elle adoptera les voitures autonomes.

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