WhatsApp : une version web qui déçoit

Cela faisait longtemps qu’une version web de l’application WhatsApp était attendue. Maintenant qu’elle est là, elle s’avère décevante.

Bien que WhatsApp revendique plus d’un demi-milliard d’utilisateurs actifs, l’application fait pâle figure comparativement à la concurrence qui propose des solutions utilisables sur plusieurs appareils et clients en même temps. Typiquement, de retour sur son ordinateur, il est possible de lancer son navigateur sous Windows ou OS X pour continuer ses conversations, ce que ne permet justement pas WhatsApp. C’est pour cette raison que sa version web est particulièrement attendue depuis un certain temps déjà.

C’est en mercredi soir que cette version web de son client de communication a enfin été publiée par WhatsApp. Il suffit de se connecter web.whatsapp.com. Mais attention, cette version risque bien de vous décevoir.

Pour commencer, si vous n’avez pas Chrome, c’est foutu vu que cette version web ne fonctionne pas pour d’autres navigateurs que celui de Google.

De plus, il faut obligatoirement posséder la dernière version de l’application pour Android, BlackBerry (7 ou 10), Nokia S60 ou Windows Phone. En raison des limitations de la plateforme d’Apple, iOS n’est pas dans la liste.

Ne croyez pas non plus que l’application web de WhatsApp est une alternative à votre smartphone. En effet, l’ouverture de session ne peut se faire qu’en passant par l’application mobile et sa fonction Web, ce qui permet de scanner un QR code pour ouvrir la session. De fait, vos deux appareils devront posséder une connexion internet, sous peine de liaison impossible.

Si cette version web apporte un vrai clavier pour écrire, cette procédure est tout de même très laborieuse et guère pratique. Ce n’est pas le fait que WhatsApp permet ensuite de conserver sa session ouverte, ce qui évite le passage du QR code à chaque ouverture de page, qui va enlever ce sentiment.

Pour être satisfaisant, il aurait certainement été préférable que la version web de WhatsApp soit totalement indépendante d’une application mobile, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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