Wi-Fi dans les TGV : Axelle Lemaire pousse la SNCF

C’est par un tweet disant « Toc toc toc, la SNCF : on peut se voir pour discuter WiFi dans le train ? », qu’Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au Numérique, interpelle la SNCF sur cette lacune. Axelle Lemaire : "Toc toc toc, la SNCF, à quand le Wi-Fi dans le train ?"

En 2010, la SNCF annonçait fièrement que les usagers du TGV Est seraient les premiers à pouvoir disposer d’un accès Wi-Fi via le service Box TGV. Quatre ans plus tard, le Wi-Fi semble être resté à quai du côté de la SNCF vu que ce projet ne s’est pas généralisé, pire même, il a été purement et simplement abandonné comme le prouve une question posée à l’Assemblée nationale en novembre 2013.

Alors que le TGV se veut un fleuron de la France, cette situation est d’autant plus paradoxale que de nombreuses compagnies ferroviaires dans le monde proposent ce service à bord de leurs trains, un service qui est aujourd’hui considéré comme étant une commodité.

Comme à son habitude, Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au Numérique n’a pas opté pour les canaux officiels afin de faire part de son irritation sur cette situation. C’est ainsi qu’elle a tweeté ironiquement « Toc toc toc, la SNCF : on peut se voir pour discuter WiFi dans le train ? Merci d’avance ! ; -) ».

Cette médiatisation sur la place publique devrait logiquement pousser la SNCF à réagir rapidement. Le problème ne serait pas véritablement technique, mais plutôt financier. La grande vitesse des TGV requiert la mise en œuvre de solutions plus élaborées que celles communément utilisées pour équiper les lieux publics, des installations qui se révèlent coûteuses du point de vue de l’investissement et de la maintenance. À l’heure actuelle, le problème est qu’aucun modèle économique n’autorise le déploiement d’une telle offre de manière rentable. De fait, la SNCF doit compter plus de 350 000 euros par rame alors qu’il existe 450 rames à équiper.

En réponse au tweet d’Axelle Lemaire, il faudra pourtant bien que la SNCF fasse preuve d’innovation, tant technologique pour trouver éventuellement une autre solution, que financier pour échafauder un modèle économique compatible avec un tel déploiement.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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