Yahoo! cherche de l’aide auprès de Google

Malgré toutes les tentatives de Marissa Mayer, Yahoo! peine à se redresser. La dernière mesure en date est un rapprochement avec Google.

En 2008 déjà, Yahoo! et Google avaient tenté de se rapprocher, une tentative abandonnée après que les autorités de la concurrence aient mis leur véto. Le même scénario est à nouveau d’actualité, mais avec une situation qui a radicalement changé.

Si Google se porte toujours aussi bien, ce n’est plus du tout le cas de Yahoo! qui est à la peine depuis de nombreuses années. C’est ainsi que depuis sa nomination au poste de CEO, il y a quatre ans, Marissa Mayer mit en place des mesures pour essayer de redresser l’entreprise, mais sans grande réussite vu qu’il est prévu un recul de 2% de ses résultats pour cette année.

Ce rapprochement avec Google est donc une nouvelle tentative de profiter de la synergie de la firme de Mountain View.

L’accord conclu entre Yahoo! et Google porte sur la recherche et la publicité.

Alors que Microsoft était jusqu’à présent le partenaire privilégié de Yahoo! par le biais de Bing, la firme de Redmond restera un partenaire de confiance vu que 51% du trafic de recherche de Yahoo! sera toujours envoyé vers Bing. Par contre, les 49% restant pourraient être envoyé vers Google.

Pour l’heure, peu de détails ont été donnés sur cet accord, hormis Marissa Mayer qui a déclaré : « nous avons apporté des changements stratégiques importants à l’entreprise pour améliorer la qualité de notre trafic et de nos partenaires, en investissant dans notre propre marché de recherche tout en introduisant des choix de monétisation encore plus compétitifs ».

« Au cours des prochains trimestres, nous allons travailler pour différencier notre produit dans la recherche algorithmique et rémunérée. Nous allons aussi poursuivre notre élan concernant notre plateforme Gemini afin de créer une demande supplémentaire et un marché robuste ».

« La recherche mobile continue à être un secteur critique de nos investissements et un des moyens pour nous d’investir en déplaçant le trafic supplémentaire et les annonceurs vers la plate-forme Gemini afin d’optimiser pleinement notre système d’annonces ».

« Néanmoins, il faut une aide extérieure. Que signifie une renégociation des termes de notre relation existante avec Microsoft et un rapprochement avec Google ».

« Nous avons signé un partenariat de trois ans avec Google pour renforcer nos capacités de recherche. Ce partenariat sera complémentaire à notre relation avec Microsoft. Le partenariat avec Google est non exclusif et n’a pas d’engagements de volume minimal. Il couvre le trafic desktop et mobile aux États-Unis et bon nombre de nos principaux marchés internationaux ».

« Nous croyons qu’en établissant des partenariats avec les deux espaces de recherche, nous pouvons réaliser une dynamique de recherche compétitive qui fournira une meilleure expérience pour nos utilisateurs et nos annonceurs, et améliorera notre monétisation ».

« Dans le cadre de ce processus, nous allons investir dans la compréhension de l’équilibre entre le marché de nos requêtes de recherche pour fournir de meilleurs résultats, mais aussi une meilleure monétisation. Nous voyons certaines possibilités pour proposer plus d’annonces sur plus de requêtes. On voit aussi certaines opportunités dans différentes régions du monde pour proposer un mixte différent ».

« Nous sommes très confiants dans notre plate-forme de recherche Gemini. Lorsque nous le regardons mobile, nous avons réellement une position différente sur le marché de la recherche mobile, avec de meilleurs moyens à disposition pour monétiser, ce qui est une plus-value pour les annonceurs ».

Au sujet de Gemini, Marissa Mayer ajoute : « Nous voyons beaucoup de nouveaux formats pour la recherche sur mobile et sur ordinateur de bureau ».

Les promesses de Marissa Mayer sont prometteuses. Mais voilà, depuis quatre ans qu’elle promet, les résultats ont de la peine à se concrétiser. Est-ce que cette nouvelle tentative va changer quelque chose ?

Explorer de nouvelles pistes est certainement une bonne chose vu que les autres tentatives n’ont pas véritablement réussi. Mais il faut aussi faire attention que cette longue attente d’un redressement significatif pourrait lasser les investisseurs.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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