YouTube : 10 ans de succès

Lancé le 14 février 2005, YouTube a célébré ses 10 ans samedi, l’occasion de revenir sur cet insolent succès.

C’est le 14 février 2005 que Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim, anciens de PayPal, lancent YouTube, une plateforme où on peut héberger très facilement des vidéos en ligne, mais également facilement les rechercher. Une année plus tard, Google rachète la plateforme pour 1,65 milliard de dollars, une somme colossale pour l’époque.

La firme de Mountain View y voyait une opportunité d’innover sur le net, de développer de nouveaux formats publicitaires, de toucher une autre audience. Cette vision était la bonne vu que YouTube est la référence en matière de vidéo en ligne aujourd’hui.

Chaque minute, ce sont plus de 300 heures de vidéos qui sont publiées sur YouTube alors que plus de 1 milliard d’utilisateurs les visionnent chaque mois.
Le dixième anniversaire de YouTube est également l’occasion de revenir sur sa véritable richesse : les youtubeurs qui attirent des millions de spectateurs en proposant des vidéos depuis leur salon ou leur chambre. Même s’ils doivent conserver un aspect « fait maison », prise de son et qualité d’image digne de la télévision sont au rendez-vous.

Ayant compris ce besoin, YouTube a ouvert cinq studios dans le monde pour permettre aux youtubeurs de tourner des vidéos sur de vrais plateaux.

Par le biais des célébrités, YouTube a su augmenter l’attractivité de sa plateforme. Par exemple, à l’occasion du YouTube Brandcast, son événement annuel pour les annonceurs, EnjoyPhoenix (1,3 million d’abonnés) est montée sur scène en compagnie des représentants de L’Oréal. S’étant fait connaitre grâce à ses vidéos consacrées à la beauté, cette jeune femme de 19 ans fait aujourd’hui la promotion de plusieurs grandes marques de cosmétiques. En fait, les youtubeurs sont des porte-parole efficaces pour les marques, habiles sur le web et surtout très écoutés par les consommateurs.

Mais attention, les stars du web le sont sur internet, pas forcément ailleurs. Par exemple, Norman Thavaud (5,6 millions d’abonnés) a fait un bide avec son premier film, « Pas très normales activités », comme quoi l’un ne va pas forcément avec l’autre.

Alors que les chaînes de télévision voyaient en YouTube un pilleur de contenus, c’est une certaine cohabitation qui prévaut aujourd’hui, comme Canal+ qui a racheté Studio Bagel en 2014, un réseau de vidéos humoristiques. Celui-ci produit aujourd’hui des pastilles pour « Le Grand Journal » et « Le Before ».

Financièrement parlant, les millions de vues sur YouTube ne se traduisent pas forcément par des millions de dollars de revenus. Vu qu’il faut 1 million de vidéos vues pour générer 1000 euros, monétiser une audience est très difficile.

Mais ce qui compte, ce n’est pas forcément l’argent pur et dur, mais plutôt la visibilité que cela procure. C’est ainsi que YouTube est jalousé au point que certains autres grands groupes, Facebook en tête, tentent de percer dans la vidéo en ligne. Mais arriver à égaler, voir surpasser YouTube ne sera certainement pas évident.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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