YouTube Red : 10 dollars par mois pour voir des vidéos sans publicité

Si vous ne supportez pas la publicité, réjouissez-vous, YouTube lance YouTube Red, une nouvelle offre sans publicité, mais qu’il faudra payer.

Cela fait un certain temps déjà que l’on parle d’une offre YouTube payante, sans publicité. Depuis mardi, cette offre est concrète vu qu’il s’agit de YouTube Red.

Lors de la présentation de YouTube Red, on a appris que cette offre sera lancée le 28 octobre prochain aux États-Unis, peu de temps après dans d’autres pays.

À la différence de l’offre YouTube traditionnelle qui est gratuite, mais affiche de la publicité, YouTube Red n’affichera aucune publicité, mais sera par contre un service payant : 10 dollars par mois.

« Le YouTube que vous connaissez et aimez continue de prospérer et continuera de le faire. Nous avons travaillé pour apporter une expérience totalement nouvelle aux fans, une nouvelle manière d’utiliser YouTube sans publicités », a commenté Robert Kyncl, vice-président de YouTube.

Il précise encore que « Le payant est une activité réellement difficile. Tout service en abonnement passe par des évolutions, et nous apprendrons ». De fait, il sous-entend que l’offre YouTube Red pourrait être sujette à des modifications selon le succès que rencontrera l’offre.

Des contenus spécifiques

Avec YouTube Red, Google cherche à satisfaire une clientèle premium qui est prête à payer pour des contenus spécifiques.

C’est ainsi que la firme de Mountain View annonce que l’offre YouTube Red s’enrichira dès l’année prochaine de spectacles et de films, par exemple su Youtuber Markham’s Lilly Singh. Cette démarche s’inscrit bien évidemment dans la logique de se différencier de la concurrence.

C’est ainsi que la plateforme premium annonce une collaboration exclusive avec des artistes et des producteurs de contenus, sans donner plus de détails à ce sujet.

Aussi de la musique

L’offre YouTube Red sera non seulement visuelle avec des vidéos, mais aussi musicale avec des clips vidéo.

Détail important, l’offre YouTube Red se combine avec l’offre existante Google Play Music vu qu’un abonnement à l’offre de streaming musical est inclus.

La question du prix

En proposant YouTube Red à 10 dollars par mois, Google aligne le prix de son offre sur les offres d’Apple et de Spotify par exemple, qui sont que musicales pour le moment.

Une question que l’on peut se poser va être de savoir si ce tarif est suffisant pour couvrir le coût des fournisseurs de contenu. Cela certainement le cas après un certain temps, lorsque le nombre d’abonnés aura dépassé un seuil critique. D’ici là, YouTube proposera son service certainement à perte. Dès lors, mieux vaut que le succès soit au rendez-vous (très) rapidement.

La question des contenus premium

Pour assoir son succès, YouTube Red devra proposer des contenus exclusifs. On l’a déjà dit, des spectacles et films exclusifs sont prévus. Mais comme le souligne l’analyste Neil Mawston, le service devra aussi proposer « de grands événements sportifs », et pour cela « persuader les téléspectateurs à payer ».

« Des contenus premium peuvent attirée des abonnés, mais les fans de YouTube sont plutôt jeunes et sans grand pouvoir d’achat », fait-il remarquer, ce qui indique clairement que le succès de YouTube Red n’est de loin pas garanti pour le moment.

Selon Neil Mawston, une offre payante sans publicité devrait séduire au moins 10% des utilisateurs habituels de YouTube, ce qui signifie que la nouvelle offre pourrait rapidement compter quelques centaines de milliers d’abonnés aux États-Unis. « Passer la barre du million d’abonnés dépendra grandement de la qualité des contenus », précise-t-il.

Malgré ce bémol, YouTube Red peut parfaitement parvenir à percer. Pour s’en convaincre, il suffit de savoir que les recettes des abonnements de Pandora croissent plus rapidement que celles des revenus publicitaires, preuve que les utilisateurs sont prêts à payer pour être débarrassés de la pub. C’est bien évidemment pour autant que les contenus soient à la hauteur.

Une autre inconnue sera la réponse de Facebook. En effet, le réseau social se profile de plus en plus comme alternative à YouTube. Est-ce qu’il va aussi se lancer sur le créneau des contenus vidéo premium ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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