Sciences

90% des produits pour bébés en France contiennent des produits à risque

Prudence si vous utilisez des produits cosmétiques pour la toilette des bébés, 90% des produits vendus en France contiennent des ingrédients à risque. Une ONG tire la sonnette d’alarme.

Près de 90% des produits cosmétiques pour la toilette des bébés vendus en France contiennent des substances à risque, c’est l’alerte que lance l’ONG Women in Europe for a Common Future (WECF). Pour cette étude, quelque 341 produits ont été étudiés au crible fin en fonction des critères des autorités sanitaires de l’Union européenne (comité scientifique pour la sécurité des consommateurs, SCCS) et Française (Agence nationale de sécurité du médicament, ANSM).

Le constat est accablant. Sur les 341 produits cosmétiques vendus en France dans les pharmacies, parapharmacies, supermarchés et magasins biologiques à l’été 2015, 299 produits contiennent au moins un ingrédient à « risque élevé ». Les ingrédients en question sont le méthylisothiazolinone (un allergène), le phénoxyéthanol (un conservateur avec des effets toxiques sur la reproduction) et des parfums pouvant potentiellement causer des allergies. Les tests ont également révélé la présence de quatre ingrédients à « risque modéré ». Il s’agit de l’EDTA, des sulfates, des huiles minérales et des nanoparticules.

Alors que la peau des bébés est particulièrement fragile, le WECF demande « l’interdiction des trois ingrédients à risque élevé dans tous les cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans ». « Son pH est neutre durant les premières semaines et elle n’est pas encore protégée par le film hydrolipidique qui met les cellules à l’abri des influences extérieures. Elle est aussi plus perméable que celle de l’adulte, car les cellules de l’épiderme ne sont pas encore suffisamment soudées les unes aux autres », explique l’ONGS dans son communiqué.

Alors que cette étude pointe du doigt principalement les lingettes pour bébés, il est bon de souligner que l’association UFC-Que Choisir avait déjà fait le même constat en octobre 2013. Visiblement, rien n’a été fait depuis tout ce temps.

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