Sciences

Des astronomes amateurs filment un impact sur Jupiter

Que s’est-il passé à la surface de Jupiter durant la nuit du 16 au 17 mars dernier ? On ne le sait pas exactement. Ce qui est sûr par contre, comme le prouvent des vidéos amateurs, c’est qu’il s’est réellement passé quelque chose.

Gerrit Kernbauer est un astronome amateur autrichien. Cette nuit-là, il a installé son télescope de 20 cm de diamètre dans le but de pouvoir filmer la géante gazeuse avec une caméra. Son intention était de choisir les séquences les plus nettes pour en faire une vue à haute résolution. Malheureusement pour lui, il explique que « les conditions n’étaient pas très bonnes, donc j’ai hésité à traiter ma vidéo ».

Avant de l’effacer, il prend tout de même le temps de la regarder la vidéo filmée cette fameuse nuit. C’est comme cela qui a repéré, à 0h18 min et 33 secondes, un bref flash lumineux à la surface de Jupiter. Même si l’image n’est pas terriblement nette, il s’est passé quelque chose dans les hautes couches de l’atmosphère de la planète.

Rapidement, Gerrit Kernbauer a publié sa vidéo sur le web. Quelques heures plus tard, c’est un autre astronome amateur, un Irlandais cette fois, qui rapporte avoir fait la même observation à quelques secondes d’intervalle, à 0h18 min et 45 secondes dans son cas. Cette seconde vidéo, filmée d’un autre endroit, prouve qu’il ne s’agit pas d’une quelconque interférence, mais réellement d’un phénomène qui s’est passé à la surface de Jupiter.

Vu que le phénomène a été observé depuis la Terre, par des astronomes amateurs, cela indique qu’il s’agit de quelque chose très énergétique dans les hautes couches de Jupiter. L’explication la plus probable est qu’il s’agit d’un bref flash lumineux provoqué par l’impact d’un astéroïde ou d’une comète.

L’observation de ce genre d’impact est un événement rare. Le 16 juillet 1994, la sonde Galileo, alors en route vers Jupiter, avait par exemple pu observer la collision des débris de la comète Shoemaker-Levy 9 avec la géante gazeuse. Si des astéroïdes et comètes sont irrémédiablement attirés, c’est parce que la forte gravité de la planète les attire avec une vitesse si grande que ces objets se désintègrent en entrant dans son atmosphère. Par exemple, les fragments de Shoemaker-Levy 9 étaient entrés en collision à une vitesse de plus de 200.000 km/h.


Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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