Sciences

Échographie spatiale : observation de la naissance d’un bébé planète

À 180 années-lumière de distance de nous, le puissant télescope Alma nous fait part, pour la première fois, des premiers moments de la naissance d’une nouvelle planète qui pourrait devenir une petite terre.

TW Hydrae, une étoile jaune âgée de 10 millions d’années, entourée par un disque de gaz et de poussière, représente pour son entourage ce que le soleil représente pour nous. L’étoile connait la naissance d’une nouvelle planète pour la première fois observée par le télescope Alma, à la même distance qui se trouve entre la terre et le soleil (soit 180 millions kilomètres de distance), ce qui rend l’hypothèse que les caractéristiques peuvent être semblables à celles de la terre très forte, malgré que les images disponibles jusqu’à maintenant ne donnent pas beaucoup d’informations, sauf une division sombre dans le disque de gaz et de poussière qui entoure TW Hydrae.

Le disque protoplanétaire de l’étoile connait également la formation de deux autres planètes, mais plus loin cette fois-ci, soient de trois et six milliards de kilomètres de distance. L’astronomie présume avoir plus d’information et des observations de plus près lors de la mise en place du télescope James Webb en 2018 par la NASA, ou avec le télescope géant européen E-ELT qui sera mis en service en 2024.

Alma permet de voir des sillons (au moins quatre sillons visibles jusqu’à 60 ua de l’étoile) creusés par les jeunes planètes qui vont balayer les grains de poussière observés avec une résolution de presque 20 millisecondes d’arc (soit une unité astronomique, ua, à cette distance), et qui donne une vision plus détaillée sur la structure de ce disque de poussière qui entoure l’étoile.

Notre mère Terre aura-t-elle donc une petite sœur ? Les années à venir auront plus de réponses concernant notre nouvelle tante !

L'étoile TW Hydrae aura une nouveau-née

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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