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Le classement Truffle 100 France révèle la bonne santé des éditeurs de logiciel

L’édition logicielle en France se porte bien, c’est ce que révèle l’institut Truffle Capital, en partenariat avec le CXP, dans son 12e palmarès du secteur du logiciel français. Pour les 100 éditeurs classés dans le Truffle 100 France, le chiffre d’affaires global a progressé de 9% en 2015 pour s’établir à 12,8 milliards d’euros. Parallèlement, le résultat net des entreprises en question a doublé pour passer de 0,6 à 12 milliards d’euros.

Pour Truffle Capital, un grand nombre d’indicateurs sont au vert pour l’édition logicielle en France, à l’instar du résultat net des entreprises qui n’a jamais été aussi élevé en 10 ans. À cela, il faut ajouter des investissements dans la R&D qui ont augmenté de 15% à 1,2 milliard d’euros et des effectifs dédiés à la R&D qui ont progressé de 4% à 107 000 postes de travail.

Bernard-Louis Roques, cofondateur de Truffle Capital, commente le palmarès Truffle 100 France en déclarant que « Nous relevons une très faible propension à la délocalisation. Tous ces indicateurs sont excellents. Si l’économie française affichait la même croissance, ce serait l’euphorie partout ».

Le classement de Truffle Capital fait tout de même ressortir un gros bémol : le financement par le canal de la Bourse. « Seuls 25 éditeurs du palmarès sont actuellement cotés alors qu’ils étaient 33 en 2011 », déplore Bernard-Louis Roques. Il ajoute qu’une solution pourrait être que « les PEA et contrats d’assurance-vie pourraient être redirigés vers des sociétés innovantes. Et dans le cas du PEA, c’est faisable immédiatement puisqu’une telle mesure ne coûte rien ».

Le problème de ce manque de financement pour l’édition logicielle en France est que les éditeurs se retrouvent sous valorisé du fait de leur manque de financement. De fait, le marché est très favorable pour les acteurs étrangers susceptibles d’acquérir des acteurs français à l’instar de la récente annonce de l’OPA sur Cegid, le 6e éditeur du palmarès Truffle 100 France, par un groupe d’investisseurs anglo-saxons. « Cette acquisition, si elle aboutit, pourrait ouvrir la porte à d’autres opérations. Le risque est là », prévient Bernard-Louis Roques.

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