Sciences

Des télescopes au Chili ont aidé à résoudre l’une des grandes énigmes de l' »anneau fondu » d’Einstein

En analysant les données de l’Observatoire du Paranal, les astronomes ont pu mesurer la distance de la galaxie décrite par le génie allemand.

Les télescopes chiliens ont aidé à résoudre l'un des mystères de l'"anneau gelé" d'Einstein.

Le physicien a proposé pour la première fois l’existence de ce phénomène cosmique dans sa théorie générale de la relativité.

Une équipe internationale d’astronomes dirigée par l’Université polytechnique de Carthagène (sud de l’Espagne) a mis au point un modèle de lentille gravitationnelle pour étudier l' »anneau fondu » d’Einstein, une galaxie située à 9,4 milliards d’années-lumière de la Terre et observée par le télescope Hubble.

Dans un communiqué, l’UPCT rappelle que la revue scientifique « The Astrophysical Journal » publie les recherches d’une équipe internationale d’astronomes, dirigée par le professeur de l’École polytechnique Anastasio Diaz, qui a réussi à mesurer la distance à la Terre de « l’anneau fondu » d’Einstein, une galaxie lointaine d’apparence inhabituelle observée par le télescope spatial Hubble.

L’équipe d’astronomes a utilisé des observations à plusieurs longueurs d’onde et, à l’aide des données archivées de l’instrument FORS sur le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO), situé dans le district de Taltal de la région d’Antofagasta, a déterminé la valeur du décalage vers le rouge de la galaxie lointaine.

Les scientifiques ont calculé le nombre d’années que la lumière de la galaxie a parcouru jusqu’à sa capture par l’Agence spatiale européenne (ESA), qui l’a publiée en décembre 2020, à 9,4 milliards d’années.

Pour ce faire, ils ont dû développer un modèle de lentille gravitationnelle pour étudier les propriétés physiques de la galaxie, dont l’apparence d’anneau presque parfait est due au fait que la lumière est courbée par la force gravitationnelle d’un amas de galaxies aligné avec la galaxie, ce qui amplifie et déforme son image, selon Díaz.

Ainsi, dans l’image de l' »anneau en fusion », la galaxie, dont la forme réelle est une spirale, est vue sous un angle quadruple.

En outre, ils ont constaté que la galaxie est grossie d’un facteur 20, ce qui équivaudrait à l’observer avec un télescope spatial de 48 mètres, c’est-à-dire plus grand que les très grands télescopes actuellement prévus.

Albert Einstein a été le premier à proposer l’existence de ce phénomène cosmique dans sa Théorie générale de la relativité, d’où leur nom d’anneaux d’Einstein.

Celui qui a été mesuré par l’équipe d’astronomes dirigée par Anastasio Díaz est l’un des anneaux les plus grands et les plus complets jamais découverts et se trouve dans la constellation de Fornax (la fournaise), dans l’hémisphère sud. Le surnom d’anneau en fusion fait allusion à son apparence et à sa constellation hôte.

Le chercheur de l’UPCT, qui étudie cette galaxie depuis des années, a remarqué que pour dériver les propriétés physiques de la galaxie amplifiée, un modèle de lentille gravitationnelle est nécessaire, qui pourrait être obtenu grâce aux images prises par Hubble.

Les chercheurs ont déterminé que la lumière de la galaxie a parcouru environ 9,4 milliards d’années-lumière depuis son décalage vers le rouge de z = 1,47, selon Nikolaus Sulzenauer de l’Institut Max Planck de radioastronomie en Allemagne.

Sulzenauer a expliqué que la détection du gaz moléculaire, à partir duquel naissent les nouvelles étoiles, a permis aux astronomes de calculer le décalage vers le rouge avec une grande précision, confirmant qu’il s’agit d’une galaxie très lointaine.

L’équipe de cette étude est formée par A. Díaz-Sánchez (UPCT), H. Dannerbauer (Instituto de Astrofísica de Canarias), N. Sulzenauer (Institut Max Planck de radioastronomie, Allemagne), S. Iglesias-Groth (Instituto de Astrofísica de Canarias) et R. Rebolo (Instituto de Astrofísica de Canarias).

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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