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Les parents peuvent demander à Google de supprimer les photos de leurs enfants

Les nouvelles politiques de l’entreprise visent à dissimuler l’empreinte numérique et à protéger les mineurs.

Image de fichier illustrative d'un logo Google créé sur une imprimante 3D prise le 12 avril 2020.
Image de fichier illustrative d’un logo Google créé sur une imprimante 3D prise le 12 avril 2020.

Dans le cadre d’une vague de changements apportés à Google afin d’offrir une meilleure expérience aux enfants et aux jeunes, la société a annoncé qu’elle permettra aux parents ou aux tuteurs de demander à Google Images de supprimer les photos de mineurs de son moteur de recherche.

Dans un communiqué, Mindy Brooks, directrice des produits et de l’interface utilisateur de Google pour les enfants et les familles, a annoncé que de nouvelles protections pour les utilisateurs mineurs allaient être introduites dans tous les services de Google.

L’un des points clés des nouveaux changements est l’objectif de donner aux mineurs un plus grand contrôle sur leur empreinte numérique afin qu’elle ne soit pas traçable ou identifiable. Pour atteindre cet objectif, il a été révélé que les politiques d’utilisation seraient modifiées de manière à permettre aux utilisateurs de moins de 18 ans et à leurs parents ou tuteurs de demander le retrait de leurs images du moteur de recherche.

Il est possible que des images d’enfants et d’adolescents apparaissent dans Google Images pour diverses raisons, notamment parce qu’elles ont été publiées sur leurs réseaux sociaux respectifs sans mesures de protection de la vie privée, parce qu’il s’agit de personnages apparus dans des photos de stock ou même dans des images publicitaires.

Il convient de préciser que le fait que les images de mineurs soient retirées du moteur de recherche ne signifie pas qu’il n’y a plus aucune trace d’eux sur Internet, mais qu’il s’agit au moins d’une mesure préventive qui rendra plus difficile la recherche ouverte d’informations sur les mineurs qui en ont fait la demande.

Un autre des changements les plus notables avec les nouvelles règles sera dans Google Maps, car l’historique de localisation sera automatiquement et définitivement désactivé pour les comptes des enfants de moins de 18 ans. Si Google a précisé que la fonctionnalité est déjà désactivée pour tous les utilisateurs, les mineurs n’auront même pas la possibilité de l’activer.

L’historique et les autorisations de localisation habituellement utilisés par Google sont souvent le principal outil utilisé par les plateformes publicitaires pour fournir un contenu personnalisé. Le changement de politique viserait également les espaces publicitaires afin que les « contenus excessivement commerciaux » n’apparaissent plus sur des plateformes telles que YouTube pour les comptes d’enfants et d’adolescents.

Dans le cas de YouTube, la société a également annoncé que pour les comptes d’enfants, les paramètres de confidentialité les plus élevés seront automatiquement activés. Ces comptes disposeront également de rappels pour faire une pause dans le visionnage de vidéos et pour savoir quand il est temps d’aller dormir, et la lecture automatique sera désactivée.

En ce qui concerne le moteur de recherche principal, Google a annoncé qu’il activerait dans les prochains mois l’outil SafeSearch, qui filtre tout contenu considéré comme adulte indésirable dans les recherches effectuées à partir de ces comptes, par défaut pour les comptes de moins de 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que Google s’intéresse à la sécurité des mineurs. Il y a quelque temps, la société a mis en place l’outil Family Link, qui fonctionne comme une sorte de contrôle parental permettant aux adultes de savoir comment leurs enfants utilisent les différents services en ligne.

En ce qui concerne l’application Family Link, Google a prédit que de nombreuses autres nouvelles fonctionnalités seront disponibles dans les mois à venir, comme la possibilité de bloquer certains contenus tels que les actualités ou les podcasts. En outre, des options de contrôle plus nombreuses pour les recherches et les applications des appareils intelligents avec l’assistant virtuel de la société vont enfin arriver.

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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