Amphipolis : à qui appartient ce mystérieux tombeau ?

Les archéologues sont toujours en train de découvrir un mystérieux tombeau à Amphipolis. Ils s’interrogent toujours sur le destinataire du plus grand monument funéraire jamais découvert en Grèce.

C’est à Amphipolis que les archéologues sont en train de fouiller le plus grand monument funéraire jamais découvert en Grèce, un tombeau dont le destinataire est toujours inconnu. Alors que les travaux se poursuivent dans l’enfilade des pièces qui le composent, il est déjà possible de découvrir le site en 3D.

Selon ce qui est actuellement connu, il s’agit d’une tombe macédonienne édifiée au temps d’Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.).

Bien que partiellement dégagées, les archéologues viennent de découvrir une mosaïque polychrome d’au moins 3 mètres de long pour 4,5 m de large qui constitue le pavement de la seconde salle du tombeau, vraisemblablement composé d’une enfilade d’au moins quatre pièces selon les spécialistes.

Alors que les couleurs ont été complètement dégradées, il reste des fragments de blanc, gris, noir, bleu, rouge et jaune pour clairement identifier que la scène représente le dieu Hermès en train d’escorter les âmes des héros vers le royaume des morts, notamment un homme à la tête ceinte d’une couronne de laurier conduisant un char tiré par deux chevaux blancs.

Alors que ce mausolée est cerné d’une enceinte de marbre de 500 mètres, desservi par une voie antique de plus de 4 mètres de large et gardée par sphinx et des cariatides, cette nouvelle découverte relance le débat sur l’occupant de cette tombe.

L’une des hypothèses serait que ce tombeau ait été édifié par Alexandre le Grand, pour lui-même, mais que ce serait l’un de ses proches qui l’occuperait vu qu’il est mort à Babylone en 323 avant J.-C. et que sa dépouille aurait été enterrée en Égypte, dans la ville d’Alexandrie.

De nombreux doutes sont encore de mise vu que l’homme conduisant le char de la mosaïque laisse présager qu’il peut s’agir d’un homme alors que les deux cariatides, gardiennes féminines aux portes du monument, et les sphinx normalement associés aux reines macédoniennes laisseraient plutôt penser le contraire.

Les autres hypothèses pourraient être qu’il s’agisse de la tombe d’Olympias ou de Roxane, respectivement mère et femme d’Alexandre le Grand. L’hypothèse que ce mausolée soit érigé à la gloire de l’un de ses généraux n’est pas non plus exclue.

Visitez le monument grâce à cette reconstitution 3D :

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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