Sciences

Les mystères de Vénus, la jumelle infernale de la Terre, dévoilés

Les scientifiques ont enfin pu mesurer la durée d’une journée sur Vénus et bien d’autres énigmes qui nous étaient encore inconnues.

Ils déchiffrent les mystères de Vénus, la jumelle infernale de la Terre

Vénus, deuxième planète en partant du Soleil et sixième du système solaire en taille et en masse, est notre planète la plus proche. Lorsqu’elle est visible, car elle ne peut être vue que dans les heures qui entourent le lever ou le coucher du soleil, c’est la planète la plus brillante du ciel.

Aujourd’hui, une équipe d’astronomes a utilisé des observations radar terrestres pour mesurer certaines des propriétés fondamentales de cette planète. En particulier, nous connaissons maintenant la durée précise d’un jour, l’inclinaison de son axe et la taille de son noyau.

Quelle est la durée d’une journée sur Vénus ?

Après 15 ans d’observations, nous pouvons dire qu’un jour sur Vénus équivaut à 243,0226 jours terrestres, soit environ deux tiers d’une année sur Terre. Et, en plus, il change avec une variation d’environ 20 minutes.

Selon les experts, cette variation de la durée du jour est probablement due à l’atmosphère très dense, 93 fois plus massive que celle de la Terre, qui échange son momentum avec le sol solide et l’accélère ou le ralentit, affectant ainsi la rotation de la planète. « Cela se produit également sur Terre, mais l’échange n’ajoute ou ne soustrait qu’une milliseconde à chaque jour », précisent les chercheurs. C’est une quantité détectable uniquement par une horloge atomique.

Faut-il s’étonner que nous soyons encore inconscients de ce fait alors que Vénus est si proche de nous ? Il est facile de calculer la vitesse de rotation de la plupart des planètes si elles présentent des caractéristiques de surface identifiables. Cependant, l’atmosphère dense de Vénus rend cette tâche difficile, et les astronomes ont donc dû faire preuve de créativité dans leurs mesures.

Ils ont d’abord utilisé l’antenne Goldstone de 70 mètres de large située dans le désert de Mojave en Californie pour envoyer des ondes radio vers Vénus. C’était entre 2006 et 2020.

Les ondes radio peuvent traverser l’atmosphère et se réfléchir sur la surface. Ensuite, quelques minutes plus tard, ils sont à nouveau captés à l’observatoire de Goldstone et environ 20 secondes plus tard à l’observatoire de Green Bank en Virginie occidentale. La différence entre les deux détections, c’est-à-dire le délai exact entre la réception dans les deux installations, a révélé la vitesse de rotation de la planète.

Quelle est la taille de son noyau ?

L’équipe a découvert que le noyau de Vénus a un diamètre d’environ 3 500 kilomètres, assez semblable à celui de la Terre, mais elle ne sait pas s’il est liquide ou solide. Vénus est une véritable énigme et la compréhension de la taille de son noyau, de la vitesse de rotation et de l’inclinaison exacte de son axe aidera à planifier les futures missions d’atterrissage sur cette jumelle infernale de la Terre (rappelons que les deux planètes ont beaucoup en commun : presque la même taille, la même masse et la même densité).

L’évolution de Vénus est très différente de celle de la Terre, car cette dernière a déclenché un effet de serre galopant qui en a fait la planète la plus chaude du système solaire, avec des températures pouvant atteindre 500 ºC (le minimum ne descend jamais en dessous de 400 ºC) et un paysage composé de nuages d’acide sulfurique et de dioxyde de carbone.

Les changements de rotation et d’orientation de Vénus révèlent la façon dont la masse est répartie au sein de la planète, ce qui permet de mieux comprendre sa formation initiale, a déclaré l’équipe.

Et l’inclinaison de son axe ?

L’étude a révélé que Vénus s’incline d’un côté à exactement 2,64 degrés, ce qui représente une amélioration par rapport aux estimations précédentes d’un facteur 10 en termes de précision. Étant donné l’inclinaison minimale, la planète ne connaît pas de saisons.

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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