Technologies

Le patron de Spotify veut son club

En matière d’entreprise du milieu de la tech en vogue, Spotify a la cote. L’homme à sa tête qui est également l’un des cofondateurs de la plus célèbre des plateformes de streaming musical, a fort logiquement emmagasiné une fortune personnelle importante suite à la réussite et l’activité aujourd’hui pérenne de son entreprise. Passionné invertébré de sports et plus particulièrement de football selon ses dires, Daniel Ek est récemment sorti de sa bulle pour bouleverser la planète du ballon rond autour d’un rachat potentiel du club d’Arsenal. En bon scandinave qu’il est, le Suédois n’est pas un communicant de chaque instant. Ses sorties médiatiques étaient alors logiquement fondées : il veut bel et bien racheter son club de cœur.

Spotify
La fortune du suédois est estimée à plus de 3,5 milliards de dollars

Sous le giron Kroenke Sports 

Club majeur du football européen depuis plusieurs décennies, le club d’Arsenal a connu deux saisons particulièrement difficiles, coïncidant avec le départ de l’historique maître des lieux, l’entraîneur français Arsène Wenger présent au club durant plus de 22 ans. 

La famille Kroenke, le père Stan en tête, n’ont jamais été sur la même longueur d’onde que les supporteurs dont la fronde s’est décuplée peu de temps après la création, depuis avortée, de la Super League. Parmi les clubs créateurs de ce mouvement, on trouvait le club londonien, sous l’impulsion de ses actionnaires.

Les abords de l'Emirates Stadium ont été pris d'assaut par les fans après l'annonce de la Super League
Les abords de l’Emirates Stadium ont été pris d’assaut par les fans après l’annonce de la Super League

Selon toute neutralité, les Gooner comme on appelle les fans d’Arsenal, ne sont pas à court d’arguments pour réclamer le départ de la famille américaine du club de leurs cœurs. Il semble d’ailleurs complexe de ne pas aller en leur sens : loin de la culture populaire que représente le football outre-Manche, la famille Kroenke a toujours géré Arsenal selon une idée de rentabilité, ce qui reste évident pour des investisseurs. 

Le monde du sport n’est pas un gouffre financier, bien au contraire. À l’image du sportif LeBron James qui a lui-même construit sa propre fortune en investissant dans des groupes propriétaires de plusieurs clubs, chaque milliardaire de la planète ou investisseur passionné veut posséder des parts de clubs de football ou d’autres sports. Ces derniers sont avant tout des entreprises parfois très rentables et l’attrait de l’investissement ne met guère de temps à être compris ! 

Or, puisque le businessman qu’est LeBron James le prouve (il soutient toujours son club de Liverpool, dans lequel il possède des parts), l’intérêt financier peut très bien se corréler à un intérêt sportif et ainsi, créer une ferveur autour d’un club. 

La fronde des supporters d’Arsenal s’installe en ce sens et un milliardaire amoureux du club comme Daniel Ek, pourrait bien être la solution aux maux des millions de supporters de club au fameux canon. 

Une offre effectuée

À la mi-mai, le PDG de Spotify âgé de 38 ans a confirmé qu’il avait bel et bien transmis une offre de 1,8 milliard de livres à la famille Kroenke, aussitôt refusée. Si le groupe Kroenke n’a aucunement communiqué autour de cette potentielle négociation qui n’en est pour le moment pas une, Ek a dévoilé la réponse de la famille qui, « n’a pas besoin de cet argent ». 

Derrière lui, Ek peut trouver des soutiens de poids. Si Wenger a esquissé une approbation peu équivoque, c’est également le cas d’autres légendes du club avec Patrick Viera, Dennis Bergkamp et Thierry Henry. 

La situation ne fait sûrement que débuter et le projet de Daniel Ek semble plus que sérieux. La ferveur populaire entrera-t-elle en jeu et poussera-t-elle la famille américaine à céder le club ? 

La tech dans le sport 

Si Daniel Ek parvient à réaliser son souhait en faisant l’acquisition d’Arsenal, il ne serait pas le premier chef d’entreprise technologique à posséder une institution sportive. Loin de là ! 

Parmi les illustres actionnaires de clubs de sports à travers la planète, on pense au groupe chinois Suning qui possède l’Inter Milan ou encore Vivek Ranadive, le fondateur de la société Tibco et aujourd’hui, propriétaire de la franchise de NBA des Sacramento Kings. 

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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